Auteur/autrice : Laurent Bromberger

Les bureaucrates de la Commission font-ils halte à l’Européen, immanquable paquebot face à la gare de Lyon ? L’expérience pourrait être profitable à l’avenir du Vieux Continent. Car voilà une affaire lumineuse qui sait intégrer des dizaines de voyageurs déboulant d’un train avec sacs et valises pour être servis et repus de bonnes choses. Certains ont résisté des heures à la tentation des tristes en-cas du TGV…pour atteindre cette table européenne avec le soulagement d’immigrés parvenus à Ellis Island. L’Européen est une affaire qui roule. Comme l’Andouillette de Troyes 5A (18€) calibrée pour Gargantua au rapport qualité-prix difficile à dénicher…

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Chez Léon, le routier de Saint-Lazare Entre les bouillonnantes rue du Havre et rue de Rome, Chez Léon au milieu de la rue de l’Isly est un havre de paix. Un endroit pour reprendre ses esprits. C’est un bistrot de quartier parisien conforme à l’idée qu’on s’en fait où l’on retrouve ses repères : nappes et serviettes à carreaux, saucisson à l’ail, hareng pomme à l’huile, le quart de côtes-du-rhône et le présentoir d’œufs durs. Les frites sont « maison ». Mais ce n’est pas une carte postale. Il règne une gentillesse dans cet établissement, puisque quatre femmes sont en salle ou derrière…

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Bugsy’s n’est pas un bistro et alors ? On aime Bugsy’s, pour son ambiance anglo-saxonne idéalement située entre Dublin et New York et le rythme donné par son équipe. C’est jeune, ça pulse et ça ne fait pas de mal. Que l’on soit au comptoir épaule contre épaule ou en salle, on peut espérer y faire des rencontres.  A deux pas de la Place Beauvau et tout près de l’Elysée, avoir un endroit portant le nom d’un roi de la pègre américaine du XX ème siècle, c’est difficile de ne pas y voir un gentil clin d’œil … au Ministère de l’Intérieur ……

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Si on boit  du Côtes-de-Millau dans pas mal de bistrots parisiens, ce n’est pas du fait que Millau est à la mode depuis son viaduc ou que les patrons sont souvent des Aveyronnais chauvins… La raison est plus prosaïque : c’est l’un des meilleurs rapport qualité-prix. Beau retournement de situation pour un vin qui fut longtemps synonyme de gros rouge vendu en vrac l’été aux campeurs des Gorges du Tarn. Même si l’Aramon avait été arraché et remplacé par des cépages plus nobles : gamay, syrah, cabernet-sauvignon, et mansois, au rythme où allaient les choses, en 1996, la coopérative des Vignerons…

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Une Lorraine bien iodée depuis 1924 Après six mois de travaux, la brasserie fait peau neuve sous la patte de l’architecte Jean-Pierre Heim. Sa modernité va, au début, rebuter quelques vieux habitués transgénérationnels… Ses mosaïques redécouvertes durant les travaux signent désormais l’endroit, la « nouvelle » Lorraine, avec ses lustres en cristal Saint-Louis qui la font scintiller dans la nuit, conserve tous les codes de la brasserie festive et luxueuse. La formule a su finalement convaincre les plus rétifs des villageois des Ternes et de la plaine Monceau d’y revenir. Le banc d’huîtres est par l’huîtrier champion Rabah Guechoud. En…

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Dans le genre représentant de la gastronomie lyonnaise, Joseph Viola, patron des deux bouchons «Daniel et Denise» se pose là. Président de l’association les «Bouchons Lyonnais», ce MOF (Meilleur Ouvrier de France) 2004 n’est pas un usurpateur. Meilleur bouchon de la région lyonnaise en 2008, Champion du Monde pour son pâté en croûte en 2009, bistrot de l’année du guide Champérard 2013 etc… A deux pas de la Part-Dieu, son bouchon de la rue de Créqui est pour le gastronome à la fois un repère et un repaire. Bon signe, son endroit ne paye pas de mine du dehors. Quand…

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Sa force fut de s’extraire des recettes alambiquées d’Escoffier et de Carême faites de sauces épaisses et d’aller puiser son inspiration dans le produit. Du haut de sa Pyramide, Fernand Point travailla l’idée d’accords nouveaux qui furent à l’art culinaire ce que Voyage au bout de la nuit de Céline fut aux belles lettres. Une rupture. Il est le premier à décrocher les 3 étoiles Michelin en 1933. Outre le produit, le respect des saisons, son credo était que la simplicité voisinait avec l’excellence, comme la cuisson d’un œuf ou la réalisation d’une béarnaise parfaite. Ses premiers disciples furent d’abord…

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« Comme il ne connaissait rien en ce genre dans le quartier, ils errèrent le long du boulevard, et ils finirent par entrer chez un marchand de vin qui donnait à manger dans une salle à part. Elle avait vu, à travers la vitre, deux fillettes en cheveux attablées en face de deux militaires. Trois cochers de fiacre dînaient dans le fond de la pièce étroite et longue, et un personnage, impossible à classer dans aucune profession, fumait sa pipe, les jambes allongées, les mains dans la ceinture de sa culotte, étendu sur sa chaise et la tête renversée en arrière…

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Pierre Canot est sans doute l’un des décorateurs de cafés les plus prolifiques. En 45 ans, cet ancien élève de l’école Boulle a décoré ou rénové environ 600 affaires de la capitale et de sa banlieue laissant ainsi une trace dans des centaines de rues. Il est arrivé dans le métier quand le formica recouvrait bien des comptoirs. «Le formica est apparu quand les bougnats ont arrêté le charbon et transformé leurs chantiers en bistrots. On en faisait beaucoup.» Très rapidement, au début des années 70, il travaille sur quelques emplacements visibles de la capitale comme le François Coppée boulevard…

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La P’tite Cuisine de François Conesa n’a pas les relents que l’expression laisse parfois entendre quand elle s’applique à la politique… Au contraire. On est face à une gastronomie sincère à bon rapport qualité/prix, bref une bonne adresse de la rue Porcelet dans le quartier des Ternes. Comme souvent avec les bons cuisiniers, le souvenir des grands-parents jaillit lorsqu’on les interroge sur leur parcours. François Conesa invoque sa grand-mère catalane et son grand-père andalou, mariés en France par procuration après les affres de la Guerre Civile. Est-ce cela qui explique son talent à marier le meilleur de la terre et…

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Le Château de Laubade est l’un des principaux producteurs d’armagnac. Mais ce n’est pas uniquement pour cela qu’il vaut le détour. Mais plutôt parce que ce beau domaine, situé à Sorbets non loin de Nogaro (Gers), produit des flacons aux arômes veloutés, intenses ou nuancés exprimant toutes les variations climatiques d’un millésime. Et aussi peut-être parce que son mode de production cherche à concilier local et naturel. A la Toussaint, le berger Joseph Cazette fait redescendre ses brebis de leur estive du Col d’Aubisque vers les vignes de Laubade. Chaque hiver, 600 brebis Manech pâturent ainsi les 105 ha du…

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