Alsace : mon bio terroir…

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Sur le “front de l’Est”, la situation s’améliore. Le vignoble Alsacien retrouve de l’allant grâce à l’opiniâtreté de ses acteurs et la volonté d’aller ensemble de l’avant en oubliant les polémiques … Les rieslings purs comme du cristal et autres vendanges tardives de « Gewurz » divines ne sont pas des exceptions …

L’Alsace est dans l’air du temps. Nombre de vignerons Alsaciens sont certifiés en bio (16% du vignoble contre 10% pour la moyenne nationale). Et parmi eux, un gros tiers travaillent en biodynamie (plus de 700 ha de vignes).  Un record. Dans ce vignoble peu mécanisé, cela induit des embauches mais également une prise de risque pour faire accepter l’augmentation des tarifs qui en découle à terme.

Mais face à l’envolée du business des vins cépages et la concurrence effrénée qui fait chuter leurs prix, le terroir demeure plus que jamais la carte maîtresse de l’Alsace lui évitant de tomber dans le piège de l’uniformisation. Le millefeuille géologique est une réalité alsacienne qui pousse les acteurs et surtout les jeunes à tirer parti au mieux du potentiel d’expression de chaque parcelle et à favoriser cette incroyable diversité gustative. Ici, même un petit domaine peut produire une vingtaine de cuvées… En 2011, la notion de lieu-dit a été reconnue.

Même le crémant développé dans les années 80 avec un objectif d’abord productiviste permettant de compenser la chute du marché allemand traditionnel offre désormais une litanie d’excellentes cuvées qui bien souvent n’ont pas à rougir de la comparaison avec certaines bulles champenoises.

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