AOC Alsace

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Ils ne ressemblent à aucun autre. Leurs bouteilles en flûtes qui doivent être remplies sur place, leurs terroirs en mosaïque, leurs cépages identitaires, riesling,
gewurztraminer, sylvaner… Ils sont souvent vignerons de père en fils depuis Louis XIV.

A la fois simples et compliqués. Simples dans une première approche pour leur recours à un seul cépage, plus complexes quand on aborde les quelques 50 grands crus, les vendanges tardives ou le mille-feuille géologique de leurs terroirs qui peut faire varier les arômes d’un riesling de la rose à l’agrume.

Durant longtemps, les viticulteurs alsaciens ont profité d’une clientèle d’amateurs allemands. Le mark n’existe plus et ces derniers se retournent aujourd’hui vers leurs producteurs nationaux qui ont aussi pris le virage de la qualité. Mais le TGV Est Européen a mis Strasbourg à 2h20 de Paris rapprochant ainsi les flûtes alsaciennes de la capitale.

 

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Leurs vins ont des atouts pour séduire les comptoirs. Des blancs aux arômes floraux mâtinés de miel ou d’orange confites qui doivent se boire jeunes. Mais leurs noms germaniques et la paresse propre à chacun les font souffrir de réputations plus ou moins indues. Celle de provoquer de lancinants maux de tête par l’abus du soufre et de n’être que bon à accompagner poissons et choucroutes. Il fut une époque à Paris, où les vins Alsaciens étaient plus présents. Mais ils passaient par Bercy où ils s’en trafiquaient pas mal… Il y a eu un vrai virage vers la qualité. Les quantités de soufre ont diminué et d’une façon générale, les vignerons alsaciens ont pris conscience de la nécessité de limiter les rendements pour accroître la qualité.

 

 

 

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