Le Marathon des Leveurs de Coude a fêté ses 30 ans

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Pour son 30ème anniversaire, fêté le 5 septembre, le Marathon des Leveurs de Coudes n’a pas failli à la tradition en mettant un peu d’animation dans Saint-Germain des Prés.

Comme d’habitude, tout a commencé à Saint-Sulpice avec messe et cœurs basques. Puis apéro au Ricard ou à l’Izarra. Pierre Richard, immense pitre devant l’éternel y a fait son apparition. Un grand banquet médiéval d’avant tournoi a réuni 300 convives sous une grande tente. Tels de preux chevaliers dévoilant leurs oriflammes à leurs belles, vingt équipes se sont présentées sous les hourras arrosés aux Haut-Médoc de Pédesclaux…

Les Chefs avaient choisi de pasticher les Pussy Riot

Jean Cormier, assisté de sa fille Jennifer, a tenu un discours d’anthologie sous des bravissimos. Tant il est vrai qu’organiser en plein Paris un tel marathon à l’heure de Daech et des ligues de santé a pu faire figure de miracle aux yeux de ses participants.

L’équipe du Puc et son petit cochon.

Le coup d’envoi donné vers 15h a donc vu s’élancer, les unes après les autres, les vingt équipes chamarrées toutes pourvues de leurs taste-vins à l’attaque de 40 bistrots du quartier. Le spectacle n’a pas déçu. Des Bouchons Bordelais aux Elvis en passant par les Mexicains et autres Chefs emmenés par Yves Camdeborde qui avaient pour l’occasion choisi de pasticher les Pussy Riot en exhibant des torses nus zébrés de slogans invoquant la défense des hommes.

Joël Dupuch, l’ostréiculteur des brasseries parisiennes avait enfilé sa bouée

On a pu remarquer aussi les scouts de Jean-Luc Roulière – bistrot chez Fernand- qui après avoir joué aux gendarmes de Saint-Trop en 2015 affirme son goût de l’uniforme. D’une façon générale, nombre de patrons de bistrots figuraient parmi les participants.

les Artistes Anonymes devant le Bonaparte

Quelques minutes après le départ, devant chez Lipp, les « PUC » déguisés en cochons ont raté de 30 secondes un Jean-Paul Belmondo sortant de son déjeuner hebdomadaire dans la brasserie. Antoine Blondin, père spirituel du Marathon et auteur d’Un Singe en Hiver qu’incarna Bébel en 1962, en aurait sans doute savouré la rencontre…

Bon point, pour Lipp en tout cas, qui continue de jouer ce jeu carnavalesque en servant les équipes avec flegme. Idem pour le Flore de l’autre côté du boulevard dont les client ébahis ont assisté au passage entre les travées des Elvis et autres Chefs au ventre rabelaisien comme celui du père Etchebest…Il en va bien entendu de même chez les 39 autres bistrots du quartier participant.

Les Elvis mettent le feu au Flore

Au fil de l’après-midi, des dépassements par la bande se sont opérés. Parfois, les étapes dans les bistrots ont eu tendance à s’allonger. Dans la rue de la Soif, vers 19h, la démarche s’est faite plus chaloupée avec des scènes d’affections fortes telle cette longue étreinte des deux boulangers des bistrots de Paris, Thierry Breton et Jean-Luc Poujauran.


Finalement c’est la musique qui l’a emportée pour ce 30 ème anniversaire avec l’équipe des Artistes Anonymes et un super saxo ex-aequo avec les formidables Elvis. Quant à l’équipe des chefs, elle est arrivée dernière comme une arrière-garde de légion romaine faite de supplétifs barbares lors du triomphe à Rome.

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