Une Fourchette du Printemps à emporter pour embrocher l’hiver covidien

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Contrairement à son patronyme, Nicolas Mouton ne moutonne pas. Ou alors en mode Noir. Il n’est pas du genre à suivre le troupeau dans le précipice. Ce Jean-Bart des Fourneaux – il est originaire de Dunkerque comme le corsaire – avait décroché une étoile en 2011 pour sa Fourchette du Printemps au bout du boulevard Pereire.

Et il a longtemps été l’étoilé le moins cher de Paris. Un directeur de salle est parvenu à lui faire perdre son macaron à force de mal se comporter avec les clients … Quant au premier confinement, il s’est accompagné par un contrôle des services de l’hygiène. 

Comme nombre de ses homologues, ce patron-chef égaement associé sur une brasserie à Chantilly a du mal à rentrer dans les cases des dispositifs d’aide. Ce qui le fait rager. Pour ses deux affaires, il a touché 10 000 € depuis octobre. Ce qui l’oblige à tenir sur ses économies. «Quand le gouvernement déclare que personne ne sera laissé au bord de la route, c’est faux. Ici, je perds 7000€ /mois. J’ai écris deux lettres à Bruno Le Maire. Elles sont restées sans réponse.» Et même s’il ne fait qu’un chiffre d’affaires symbolique, sa Fourchette du Printemps fait la nique à l’hiver de janvier. Il continue de régaler les gourmets de son quartier avec un menu dégustation de très haut-niveau. De quoi exorciser un quotidien covidien. 

Exemple de suggestions d’un menu entré-plat-dessert à 40 € : Velouté de châtaignes, foie gras, cèpes – Sole rôtie et fourrée, poireaux et langoustines (sup 7€) ou agneau de  sept heures, pommes purée – Tarte au chocolat ou Café Baileys, crumble

Commande par SMS / 24 h à l’avance au 06 43 22 13 15

Lire le reportage sur la Fourchette du Printemps

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