Face au “Plantes Fraîches” de Ricard, Bardouin enfonce le clou

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Le terroir ça paye, même pour les anisés. Et si ces derniers représentent encore 20% du marché des apéritifs, leur part chute pourtant chaque année. De l’ordre de 3,5%. Et pourtant, rien de tout cela pour le pastis de terroir Henri Bardouin. «En 2018, nous avons connu une progression à deux chiffres de près de 15%» souligne Alain Robert, pdg de la Distillerie de Provence qui exporte un tiers de la production. La recette magique de cette boisson avec ses 65 plantes n’est sans doute pas étrangère à cet état de fait.

Pourtant, il semble que contrairement aux bières artisanales, le phénomène récent des pastis régionaux marque le pas sous l’effet du niveau de compétences et des investissements marketing, notamment vis-à-vis de la GD requis pour les mises en marché. Et que seule la Distillerie de Provence qui produit le « Bardouin » a les moyens de ses ambitions. Elles n’ont pas été contrariées par le “Plantes Fraîches” de Ricard.

«Il n’a eu aucune incidence, il nous a même aidé. » affirme Alain Robert. Façon d’enfoncer le clou, il a sorti pour l’été un Pastis Grand Cru Henri Bardouin en édition limitée.

Du côté de chez Ricard, la grosse machine marketing s’est remise en marche mais l’heure n’est pas aux communiqués de victoire … c’est plutôt profil bas. Fera-t-elle oublier le lancement calamiteux du printemps 2018 ? Sans oublier ce nom malheureux « plantes fraîches » qui dessert son illustre prédécesseur – “le vrai pastis de Marseille”- sur sa composition…. Fabrique-t-on le Ricard original avec de la poudre ? De l’importance du mot – et des dangers d’une utilisation imprudente- du mot frais, qui même pour une boisson apéritive, ne se contente plus de l’ajout d’un simple glaçon… Les bons vignerons l’ont bien compris.

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