L’agneau fermier de Sisteron IGP

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En Provence, pays pastoral, l’agneau est comme l’olive. Culturel. Et on en mange davantage qu’ailleurs. Les habitants de Paca consomment chacun près de 6 kg/an (chiffres 2010) de viande ovine. C’est près du double de la consommation moyenne française (2,7 kg/habitant), consommation qui a été divisée par deux depuis 1990.

Depuis les années 1920, l’élevage de l’agneau à Sisteron cherche à se distinguer par sa qualité. Dans les années 1960, l’élevage acquiert ses lettres de noblesse et la demande est telle qu’on importe de pâles copies d’autres régions. Afin de protéger l’élevage traditionnel, les producteurs s’organisent pour obtenir le label rouge en 2005 puis l’IGP en 2007.
Selon le cahier des charges, les races utilisées doivent être locales (Mérinos d’Arles, Mourérous ou Préalpes du Sud). L’agneau doit grandir en quasi liberté auprès de sa mère qui l’allaite de 70 à 90 jours. L’abattage se fait à uniquement à Sisteron vers les 100 jours. L’élevage doit être extensif et les troupeaux font obligatoirement l’estive, c’est-à-dire sont au pâturage de moyenne montagne l’été. L’agneau est consommé aussi bien à Noël qu’à Pâques. L’agneau pascal fait d’ailleurs parti des plats provençaux traditionnels.

 


Seulement 15% des éleveurs ont fait le pari de cet élevage de qualité bénéficiant de l’IGP. Avec l’obtention de l’appellation, l’agneau de Sisteron est devenu un produit rare qui permet d’assurer que 20% de la demande en PACA. Aujourd’hui, certains problèmes reviennent fréquemment : la sécheresse s’accroît et le loup a refait son apparition mais est cependant protégé dans la région.

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