Auteur/autrice : Anne Béric le Goff

C’est une taverne pour l’hiver qui appelle des commensaux joyeux et spirituels. Deux salles, une plutôt bistrot avec comptoir et table d’hôtes côté rue, l’autre au fond, aux murs sombres comme si la suie des rôtissoires s’y était déposée. On est chez Maître Albert ou plutôt chez Maître Guy, ce Savoy qui court comme le furet. Heureusement, son chef Emmanuel Monsallier, est, lui, bien là pour accueillir les amateurs de volailles. Sur le pont, le dos au feu, il ne perd rien des mouvements de ses convives. Il sait faire avancer cette taverne volaillère à bon rythme et dans la…

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Et de deux pour l’ex patron du magazine Régal, Julien Foin,  qui après le succès de Glou dans le 3ème a ouvert cette seconde adresse. Il faut pousser la porte cochère pour se retrouver dans  cette jolie cour arborée de bambous en pot particulièrement appréciée les jours d’été. Pas de « Glou bis » ou de « Glou d’à côté » mais Jaja. Si le terme argotique définit le vin rouge de table, ici on rit bien loin des bistrots populaires. Plutôt dans le raffiné et l’élégance mais à un prix plus qu’abordable. Avec ses formules du midi à 19 et 23€ et un…

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Ce Pied de Fouet est le 4ème établissement du nom lancé par Jean-François Goubert, Cantalien pas trop manchot en matière de bistrots qui a trouvé le moyen de décliner sa cuisine auvergnate avec des codes plutôt modernes en évitant le côté trop «tradi». Exemple avec cette affaire à deux pas de la Place des Vosges. On est face à une déco de chineur, hétérogène par définition, mais plutôt agréable délivrant une certaine sérénité malgré le bric-à-brac décliné sur les murs et les étagères. Pas mal l’idée en ces temps de crise de casser un peu les prix. On peut y…

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Vue du dehors, cette maison n’aurait pas déplu aux romantiques de Delacroix à Hugo jeune. Un superbe emplacement entre Notre-Dame et le Marais, derrière l’Hôtel de Ville, donc forcément touristique. Il se trouve que les Parisiens sont toujours aussi tombés sous le charme de ce bistro, qui les accueille depuis 1851. Et quels clients ! les couples présidentiels Pompidou et Mitterrand avaient l’habiture de s’y poser. Aujourd’hui ce sont les artistes qui vienent siroter un verre à la sortie des concerts de l’église Saint Germain, du théâtre de l’île Saint Louis ou de la cité des arts. La décoration est…

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C’est le genre de bistrot tellement implanté dans le paysage qu’on l’oublierait presque. Funeste erreur. Ce troquet à la terrasse tranquille -car sans circulation- fait face à la Tour Saint-Jacques. C’est d’ailleurs le point de départ du pèlerinage éponyme pour les jacquaires Parisiens. Mais ce bien nommé P’tit Bistrot convient parfaitement à différentes clientèles. Aux touristes britanniques qui viennent savourent la soupe à l’oignon gratinée, mais aussi aux partisans de la communication et de l’échange. Car son comptoir est un lieu qui raffermit le lien social. Philippe, le patron bougnat arrivé de son Rouergue natal à 22 ans, joue à…

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Créé au XIXeme siècle en 1892, le Petit Marcel a traversé le XXeme siècle sans trop bouger pour arriver jusqu’à nous comme un témoignage d’un joli petit bistro typique des Halles du père Baltard. Un vieux comptoir, des faïences aux murs  comme au Cochon à l’Oreille. «Le Petit Marcel aurait été baptisé ainsi, nous explique-t-on sur place car le patron fondateur devait s’appeler Marcel. » En tout cas, ça se voit du premier coup d’œil, ici, la patine n’est pas bidon. Et ça emballe au Petit Marcel ! Epaules contre épaules au comptoir pour attendre une table, puis coudes à coudes…

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Etonnez-moi Benoit, chantait Françoise Hardy. Justement elle risque d’être servie si elle y file… chez Benoit. Jusqu’en juin, on pourra lui présenter une vessie gonflée comme un zeppelin qui aura abrité pour sa cuisson une volaille jaune des Landes aux morilles. C’est Alain Ducasse qui a ressuscité cette vieille recette de Fernand Point de Vienne. Et Eric Azoug, le chef, la travaille avec fierté comme d’autres grands classiques tels que le filet de bar à la Dugléré pommes de mer fondantes d’Antonin Carème sans oublier le homard bleu d’Auguste Escoffier. Un répertoire de grand classicisme qui permet à ce bouchon…

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Dans la très fréquentée rue Vieille du Temple, on passerait presque sans voir ce petit estaminet. Le Fer à Cheval est un tout petit bistro en bois. D’un coup d’œil, on comprend pourquoi il a été ainsi baptisé. C’est bien à cause de son superbe comptoir en forme de U. Un comptoir comme ça a de quoi rapprocher les âmes de piliers de comptoir. Ils trouveront là un cadre idéal pour des débats sans fin, par exemple sur les vertus comparées du Pernod et du Ricard. La rangée de belles bouteilles placées en toile de fond comme autant de munitions…

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Il suffit de lever les yeux. Les chimères sont bien là, encadrant le porche qui sert d’entrée. Mais le bistrot, lui, n’a rien de chimérique. Sur l’espace piétonnier de Saint-Paul, les « Chimères » sont une réalité bistrotière du Marais. Le patron, Frank Pujol, Gardois d’origine, y est pour beaucoup. Il a suivi un parcours de néo-bougnat taraudé par l’exigence du service et la sincérité de la cuisine. Aucun détail ne lui échappe, le service à la bouteille, la soucoupe, l’accueil. Et son équipe est sur le même tempo. Alors quand on pousse la porte et qu’on s’assoit dans ce bistrot rouge…

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En plein Marais, voilà un joyeux comptoir où s’accouder entre amis pour siffler un verre de Lillet à 4€ ou une coupe crémant de bourgogne à 4,50 €. A ceux qui pensent que réussir dans un bistrot suppose d’avoir baigné dans la limonade auvergnate et montrer patte blanche aux fournisseurs, le Coude-Fou apporte un joli démenti. Voilà une belle histoire qui dure depuis 25 ans. Le bistrot repris en 1986 par Patrick Segal, un ancien kiné, n’a jamais été désavoué par ses clients.  Sans doute parce que le patron -rejoint depuis par son fils, Jeremi- n’a jamais dévié son cap. Bons…

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Sacré Nénesse ! En fait de Nénesse, ça serait plutôt Roro ! Car Roger Leplu, Sarthois d’origine, passé par les fourneaux de Chez Pierre au Palais Royal, a racheté l’affaire à Nénesse, patron breton fondateur de ce troquet en 1960. Depuis 1998, qu’il est aux commandes de l’endroit avec son épouse Chantal et son fils Cyrille, Roger s’acharne à satisfaire les habitués sans toucher un iota à ce qui a fait la réputation de la maison. Bistro vrai et bon marché le midi. Une adresse à conseiller à tous les fanas de bistros pur jus servant de la vraie cuisine ménagère. Plus…

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Au « Taxi Jaune », 11h45 : Otis Lebert est en cuisine et s’affaire en vue du service de midi. Dans les poêles, les casseroles et les plats : osso bucco, terrines de poisson, viandes en sauce et crêpes, que les habitants du quartier et les amateurs de cuisine véridique viendront d’ici un quart d’heure savourer sans risques de redite car ici, la carte du midi change tous les jours. Cela fait six ans que ce jeune chef de 32 ans concocte en toute simplicité, dans cette adresse nichée au cœur du Marais des plats au gré de son inspiration : « Je ne prévois…

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