Café du Commerce, pour garder foi en la brasserie

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Elle est tellement pimpante qu’on dirait une brasserie de décor de film sortie d’une « rue Bonux ». En plus, il y a plein de figurants souriants qui se révèlent en fait … de vrais clients. Un lundi soir de morosité  dans le CHR parisien, tomber sur un tel endroit plein comme un œuf, ça interpelle !

commerce_patioCette brasserie du Café du Commerce n’est pas née d’hier. Elle remonte à 1921 mais respire la jeunesse. Bon son, valse des serveurs à plateaux chargés d’assiettes appétissantes, lustres à boule, cuivres, piliers, banquettes, velours bordeaux… Sans oublier ce patio intérieur  avec ces trois niveaux et son arbre qui ajoutent une touche de spectaculaire.

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Pour une fois, on a l’impression d’être reçu. On peut même pousser la porte de la cuisine, le chef vous accueille avec le sourire. Ici,  le serveur, acteur essentiel dans le spectacle de la brasserie, a le sens de la répartie qui est aussi affûtée que sa mémoire. Celui qui sait prendre les commandes de tête pour 10 personnes incluant les cuissons des viandes ne court pas rues..

L’endroit ne manque pas d’humour comme cette mouche peinte dans la cuvette de l’urinoir. Clin d’œil à « l’Aile ou la cuisse » et à son célèbre  «pour les toilettes suivez les mouches ».

Le patron, Étienne Guérraud, limousin d’origine, a repris l’endroit en 2003. Il se définit comme un « artisan qui fait les choses jusqu’au bout ». Cela commence par les pâtes. Mais il fait aussi des miracles avec les les produits de son pays. Comme des gros cochons qui viennent de Chauvigny (Vienne) et qui serviront à faire boudins et saucisses embossées sur place. Sans parler de leurs oreilles grillées à la plancha en lamelles servies avec des betteraves crues, un plat de Messaline sensuelle. Rien d’étonnant à ce que le logo du fait-maison s’affiche devant tous les plats. «Il n’y a que l’andouillette qui n’est pas faite ici. » assure-t-il.

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Le goût des bonnes choses ajoute  au bien-être. Comme cette terrine de lapereau ou cette mayonnaise des 5 demi œufs mayos. Idem pour les rognons du jeune bovin dont on appréciera la sincérité de l’appellation. Ou la tête de veau bien tapie au fond de sa cocotte.  On le voit, les canailleries sont là. On n’est pas dans la brasserie vegan.

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Quant au carburant, pour alimenter les débats, le patron n’a pas la main lourde sur les « coeffs ». Exemple de cette cuvée Daumen en costières de Nîmes à 16€. Sinon la petite carte des vins laisse le choix à de jolis vins tels un morgon 2013  signé Descombes (35€) ou ce Ladoix 2014, Julien Cruchandeau (49€). De quoi  garder foi dans la brasserie parisienne qui visiblement n’a pas encore dit son dernier mot.

51, Rue du Commerce, 75015 Paris
Tél. 01 45 75 03 27

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