Brasserie l’Atlantique

0

L’Atlantique est une belle brasserie. A droite de la Gare Montparnasse, le paquebot est immanquable. Ne pas hésiter à franchir sa passerelle.

salle-atlantique

Ici, le décorateur s’est appuyé sur le registre maritime. Au comptoir, les barres permettent de supporter un grain en restant debout… Aux murs, maquettes de beaux voiliers et tableaux de régates et autres navires hauturiers laissent passer aux clients l’idée du grand large. Une belle lumière, des teintes douces, l’affaire, qui mixe tous les publics avec harmonie, tourne bien et laisse entendre un bon son. L’équipage, qui a le sens de l’accueil, n’y est pas étranger. Eric et Céline, Cantaliens d’origine, ont su donner le cap au bâtiment. Et s’y tiennent depuis quelques années.

atlantique

C’est dans sa cuisine que “l’Atlantique” dévoile d’autres surprises. Michel, le chef du paquebot, en poste depuis 25 ans, est un gars de l’Ouest. Il est le maître dans sa carrée. A l’exception des haricots verts surgelés, avec son équipe de dix personnes, sa religion est dans le tout maison. A l’heure de pointe, il ne craint pas les coups de grain.

atlantique-chef
Et il a de la ressource. Chaque année, ce sont des dizaines de plats du jour qu’ils envoie avec une petite touche personnelle qui fait la différence. Cela va des lobes de foie gras qu’il dénerve lui-même pour ses terrines, aux canelés bordelais dont il surveille la cuisson d’un coin de l’œil comme son poulet au vinaigre que n’aurait pas renié Jean Poiret.

Foie de veau à la lyonnaise purée maison ( 17,10€)

Chaque jour, il y a au moins un poisson en plat du jour. Des filets d’aiglefin qu’il pane pour concevoir son “fish’n’chips comme à Brighton” (ci-dessous) avec des grosses frites maison ( 16,90€). A faire se damner n’importe quel cockney de l’East End. Question pommes de terres, ici, on presse 16 kg de purée chaque jour. Idéal pour accompagner un pavé de cabillaud comme au pays Basque ou un foie de veau à la Lyonnaise.

fish-and-chips-atlantique

La carte change tous les six mois. Elle est à la fois classique et contemporaine. Il y a les planches pour se mettre en bouche, rillettes de maquereaux, charcuteries ibériques et de belles salades les amateurs de Sud-Ouest choisiront la “Comme à Sarlat” (foie gras, magret fumé, haricots verts, noix à 16,50€) . En plats, l’entrecôte  mais le burger Auvergnat au Cantal fait fureur. Et question fromages, les patrons n’oublient pas de proposer le Salers du “Gaec Prunet”. Non parce qu’il s’agit de celui du tonton mais tout simplement parce qu’il est bon.

La talent du chef s’exprime jusqu’aux desserts. Et notamment avec un formidable baba. Sans conteste un des meilleurs de Paris. Aussi généreux que moelleux. Subtil aux arômes d’écorces oranges confites avec son verre de rhum (Paquita) servi à côté. Il y a là quoi inciter à la retenue devant le bar du TGV et attendre l’arrivée à Montparnasse. D’autant que les plats sont proposés de 11h à 1h du matin. Même si évidemment, compte tenu de la réputation du lieu, entre midi et 14h, un flot d’habitués déboule de la Tour Montparnasse pour se prendre un grand bain d’Atlantique.

Cocktails et whiskys pointus

Au chapitre des boissons, “l’Atlantique” déploie une belle carte de cocktails à 8,50 € genre CaipiSpycy ou Margarita. Mais aussi une sélection de whiskys pour amateurs exigeants tels qu’un malt de 10 d’âge Glengoyne ou un Woodford Réserve réglissé en direct du Kentucky. Sans oublier un Tokinoka nippon à la fois moelleux et malté.

atlantique-comptoir

L’Atlantique

41, avenue du Maine – 75014 Paris
Métro : Montparnasse
Ouvert 7jours/7 de 7h à 2H
Formule 2 plats : 17,50€, formule 3 plats (E+P+D) : 22,50€

Partager sur :

Les commentaires sont fermés.