Joe Allen

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Il arbore comme un trophée cette étiquette du plus ancien restaurant américain de Paris. Cette institution du quartier des Halles a été créée en 1972 par un restaurateur de Big Apple qui lui a donné son nom. Epoque bénie où vouloir un hamburger à Paris relevait de la recherche d’un mouton à 5 pattes. Joe Allen, restaurateur new-yorkais combla donc cette lacune.

Il demeure de cet âge d’or de Joe Allen une cordialité chaleureuse au comptoir ou en salle, un trait dominant d’une Amérique amie avant que Trump ne s’emploie à le gommer frénétiquement.

Comparé à tous les restaurants de burgers apparus depuis, Joe Allen conserve encore un peu cette aura du pionnier du burger à Paname. Cette ambiance avec ses serveurs souriant à l’efficacité américaine. Et un  côté « libéral » -comme on l’entend dans la gauche américaine démocrate- cultivé sur les murs de briques patinés par les ans avec les posters de campagne d’Obama.

La carte de Joe Allen affiche le logo casserole du fait-maison.  Si les hamburgers ne font pas forcément vibrer les papilles, mieux vaut jeter son dévolu sur le « sirloin » maison (contre-filet)  avec ses frites (24€). A la fois tendre et bien saisi avec sa marque du grille comme le fer rouge d’un ranch. Sauf qu’il ne s’agit pas de Black Angus élevé sur les berges du Rio Grande mais d’un bon charolais bien de chez nous. Bel hommage. Le Club Sandwich poulet (17,30€) signe aussi un beau retour aux sources de la cuisine yankee. C’est généreux, moelleux et épais comme un Epeda.

Question prix Joe Allen est plutôt dans une fourchette moyennement haute surtout pour les vins. Seul petit regret, une petite mesquinerie sans doute contractée chez un Thénardier franchouille comme cette « Joe Allen barbecue sauce » en supplément (2,80 €). «Eh Joe, l’Amérique nous avait habitué à plus de générosité ! » La mousse d’une Brooklyn IPA pression au comptoir ou à table fera vite passer cette légère amertume.

Joe Allen

30, rue Pierre Lescot
75001 Paris

Formule Midi 16€ : soupe, plat du jour, café

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