Château de Sales, vers un Pomerol de nouvelle génération

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Avec 47,6 ha, le Château de Sales est la propriété la plus étendue en Pomerol. Elle produit 200 000 bouteilles réparties en deux vins. Ce n’est pas son seul atout. D’autres traits le rendent attachant. Un bâti pittoresque inscrit aux Monuments historiques remontant au début du XVIIème siècle avec cour intérieure, pigeonnier XVIIIe, miroir d’eau sans oublier une allée de platanes, classée elle aussi. Et surtout une même famille qui a traversé sans faiblir quelques épreuves en 550 ans. A commencer par une Révolution française qui, on le sait, ne fut pas tendre avec la noblesse…

 

Aujourd’hui, le capitalisme mondialisé et la recherche des placements les plus juteux pour des profits qui le sont autant sont une autre de ces vicissitudes. Les groupes s’arrachent les beaux châteaux bordelais comme les chercheurs d’or d’antan des concessions. A commencer par le Petrus voisin valorisé à 1 milliard d’euros les 11,5 ha … depuis un rachat de 20% de son capital en 2018.
Du coup, afin d’éviter le démembrement de la propriété familiale, les 14 cousins héritiers du Château de Sales ont pris la relève après le départ à la retraite de leur oncle et/ou père Bruno de Lambert. Cette 25ème génération à l’œuvre a créé en 2017 une SAS pour reprendre l’exploitation.

Le miroir d’eau du Château de Sales


Il y a un petit côté Au Plaisir de Dieu de Jean D’Ormesson, saga d’une famille rivée à son château, quand Marine Treppoz « cousine » nommée par ses cousins PDG de la SAS lève un peu le voile sur les vacances et autres réunions familiales qu’elle a vécues à Sales.

Mais la nouvelle génération entend bien remettre en selle médiatiquement ce vieux domaine. Et pas question pour autant de singer d’autres propriétés voisines en tombant dans le luxe ostentatoire par exemple avec des chais spectaculaires conçus par des architectes en vogue.

Marine Treppoz et Vincent Montigaud


«Ce que l’on souhaite c’est pouvoir garder ce domaine et le faire vivre afin de le transmettre à notre tour à nos enfants. Il faut qu’on mérite cette maison avec un niveau d’exigence et de qualité élevé. » assure Marine Treppoz.


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