Lionel Osmin, nouvelle vision du sud-ouest

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« Le sud-ouest est une pépite qui s’ignore ! » proclame Lionel Osmin. En moins de 10 ans, ce Palois est parvenu à incarner le négociant du renouveau des vins du Sud-Ouest. Les chiffres de sa maison Lionel Osmin & Cie en attestent : 1,5 millions de bouteilles vendues -dont 400 000 exportées au Canada.

Avec son compère, l’œnologue Damiens Sartori, ils ont développé une gamme baroque et séduisante en prenant comme socle Jurançon, Madiran et Gascogne avant de filer vers Buzet, Gaillac ou Irouleguy. Ils ont développé leur propres visions des cépages autochtones tels qu’Ondenc, Abouriou ou Prunelard.

Leur réinterprétation des appellations locales ne manque pas de charme. A l’exemple de ces madiran travaillés sans sulfites qui font oublier l’âpreté rustique traditionnelle du tannat au profit d’une grande buvabilité et d’un jus presque crémeux … Comme cette Fé du Domaine Berthoumieu dont on a vite fait de voir apparaître la voûte du culot de la bouteille…

Dans ce même esprit où la créativité ne noie pas l’identité, on aime le croquant du Marcillac. Il est baptisé Fer de Soif, jeu de mot en référence au fer servadou, cépage quasi-exclusif de l’appellation du Rouergue. De quoi redonner un coup de jeune aux vieux bougnats qui ont prospéré dans la « limonade parisienne » et qui ne jurent plus que par les grandes étiquettes bordelaises.
Lionel Osmin a aussi développé le bien nommé “Roi Bœuf » avec le soutien du chef Michel Guérard. Les bénéfices de la vente de cette IGP Landes gourmande aux notes de fruits des bois aident les éleveurs à engraisser les bœufs de Bazas pour la fête des Boeufs Gras du village éponyme. Pas banal de voir un vin contribuer à la sauvegarde d’une viande label rouge.

Et puis il y a Joliette…

La maison Lionel Osmin & Cie a mis la main sur un trésor. Des milliers de bouteilles Clos Joliette, domaine mythique de Jurançon pris en fermage pour 5 ans en attendant que la succession des parents Renaud – les anciens propriétaires depuis 1990 – s’apure. Issu d’un terroir d’1,5 ha planté de vignes remontant à 1929, le vin est élevé de 4 à 6 ans en barrique. Mais surtout, le dernier propriétaire, le caviste parisien Michel Renaud n’a pas commercialisé une bouteille pendant 25 ans.

Le petit manseng livre là son potentiel à donner des vins capables d’évoluer sur les années avec une élégance insoupçonnée à l’exemple de ce 2001 à la robe or cuivré sorti du casier 39 affichant 13,9° d’alcool et 83,6 g de sucre/litre. Une caresse comme un jus de coing crémeux et frais sans lourdeur dans le palais et il est doté d’une longueur stupéfiante. Difficile de lui trouver un autre accompagnement que le roquefort…
Vendu en édition limitée en caisse de six millésimes de 1997 à 2008.
Prix TTC : 1200 €

 

www.osmin.fr/

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