Paris dégaine 100 bistronomics pour les JO

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Paris met ses bistrots en valeur. C’est sans doute le sprint final pour les JO de 2024 qui a fait d’eux un argument supplémentaire dans la perspective du dévoilement de la ville organisatrice le 13 septembre prochain à Lima. Ainsi, Anne Hidalgo a choisi de mettre à l’honneur 100 chefs bistronomes le 26 avril et de leur remettre une médaille.

Yves Camdeborde excepté, la fine fleur de la bistronomie parisienne se pressait sous les lambris de l’Hôtel de Ville. Les grands noms étaient là : de Christian Constant à Yves Jego, qui a participé à l’opération, en passant par Bruno Doucet. Encore que l’on pouvait tomber sur des patrons moins médiatique mais talentueux tel Denis Musset du P’tit Musset. 

Stéphane Jego de l’Ami Jean, Alain Ducasse, Anne Hidalgo, Bruno Julliard, premier adjoint et Olivia Polski adjointe chargée de l’artisanat.

C’est le Big Chief Alain Ducasse qui a établi la liste des 100 nominés. Il l’a présentée comme une « sorte de “Pet scan” de ce qui se fait de mieux à Paris». « Je sais que ça va susciter des critiques mais il fallait bien agir et puis la liste sera appelée à évoluer» nous a-t-il confié.
Ouf ! on pourra peut-être ajouter à la sélection des futurs troquets un critère ambiance populaire et mixité sociale. Car limiter le bistrot de Paris à la bistronomie c’est amputer une partie du sens de ce mot parisien par essence. Comme tirer un trait sur San Antonio et Bérurier, Brassens et Blondin, ou encore le gros rouge et le pot de rillettes qui font aussi la joie des touristes à Paris !

Deux questions à Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire de Paris chargé de toutes les questions relatives à la culture, au patrimoine, aux métiers d’art, aux entreprises.

Est-ce qu’un jour, vous ferez également un classement pour les bistrots populaires qui jouent la mixité sociale ?
C’est la première fois qu’on fait ce classement de la bistronomie parisienne qui rencontre un succès très important. Il y a effectivement plusieurs catégories de bistrots. Et ceux qui sont populaires rencontrent aussi un immense succès à Paris. Ils permettent une diversité culinaire, sociale et culturelle. Tout ce qu’on pourra faire pour les mettre à l’honneur, on le fera. Pourquoi pas dans une prochaine édition pour honorer 100 autres bistrots.

Quel est pour vous le bon exemple de bistrot populaire parisien ?
J’en ai juste un en bas de chez moi, à côté de Belleville, que je fréquente très régulièrement notamment le dimanche. C’est le « Buisson ». Il sert des salades à moins de 10 €. Il y a des cadres et des ouvriers. C’est ça Paris.

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