Mise sur orbite médiatique pour l’association pour le classement des Bistrots par l’Unesco

0

L’association pour faire classer les bistrots et terrasses de Paris au patrimoine immatériel de l’Unesco poursuit une montée en charge réglée comme une mission Apollo. La conférence de presse organisée au Mesturet le 11 juin l’a mise sur une orbite médiatique grâce aussi à l’arrimage d’un bon booster en la personne du comédien Jacques Weber. Ce dernier a commencé sa carrière en jouant dans les bistrots et il imagine d’autres représentations dans les zincs de Paname. De quoi mettre de l’eau au moulin du bistrot Unesco. 

Alain Fontaine, président de l’association a suscité l’intérêt des médias nationaux et internationaux en axant son discours sur la mise en danger d’un art de vivre parisien incarné par ses troquets. «Il y a 30 ans, 50 % des établissements CHR de Paris étaient des bistrots, aujourd’hui, ils sont à peine 14% (source CCIP)…remplacés par des fast-food ou des sandwicheries. C’est souvent aussi parce que la transmission ne s’est pas faite. » a-t-il expliqué en substance. D’où le projet d’un fonds de soutien à la transmission.  

«Le peuple de Paris se brasse tranquillement sans loi, ni discours, ni communautarisme…» a lancé le bistrotier à l’emphase hugolienne envoyant peut-être à son insu une flèche empoisonnée aux édiles parisiens dépassés par ce mouvement spontané qui rappelle les origines populaires du mot bistrot, bien éloignées de celles de la mairie de Paris plus élitiste… En avril 2017, Anne Hidalgo avait organisé dans les salons de l’Hôtel de Ville une cérémonie intitulée « Paris le plus grand bistrot » patronnée par Alain Ducasse avec remise de médailles à 100 patrons de restaurants bistronomiques.

Olivia Polski, l’adjointe à la maire de Paris chargée du commerce, a eu du mal à dissiper toutes les ambiguïtés bistrotières de la municipalité parisienne. Elle n’a pas précisé si l’opération ducassienne se renouvellerait en 2018 mais a laissé entendre qu’il pourrait y avoir également des remises de médailles de la ville pour les patrons de bistrots classiques … En attendant, pour ne pas dépendre des subventions et garder son origine populaire, « l’association Unesco » propose au grand public d’adhérer pour une modique somme de 3€, ce qui n’est vraiment pas cher pour prouver son attachement au bistrot. 

 

Partager sur :

Les commentaires sont fermés.