Fermeture des bars, clause de revoyure dans deux semaines

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A Paris et petite couronne, les bars ont donc fermé leurs portes depuis le 5 octobre au contraire des restaurants. La décision a été prise après que les seuils d’alerte maximale aient été dépassés tel par exemple un taux d’incidence supérieur à 260 pour 100 000 habitants à Paris. Reste que dans les faits, la confusion règne parfois sur l’application des directives et la distinction entre cafés et restaurants.

Un premier bilan sera fait dans deux semaines après réunion de la maire de Paris, du préfet de police, du directeur de l’Agence régionale de santé ( ARS) et du recteur des universités parisiennes. La maire de Paris, Anne Hidalgo, espère que l’épidémie refluera, ce qui permettra d’alléger le dispositif. Rien n’est moins sûr…

Le remplissage du cahier de rappel à l’entrée du restaurant le Shack.

Les restaurants peuvent demeurer ouverts mais à condition de respecter un « protocole sanitaire » renforcé, validé par le Haut Conseil de santé publique.

Au menu des nouvelles dispositions :

  • La mise à disposition d’un cahier de contact où les clients doivent laisser leurs coordonnées pour être rappelé en cas de détection d’un cas de Covid
  • Du gel hydroalcoolique à disposition sur toutes les tables et non plus seulement à l’intérieur de l’établissement
  • Une distance minimum d’un mètre entre les chaises de chaque groupe de convives
  • Une tablée limitée à six convives, contre dix auparavant
  • Un paiement directement à table évitant les déplacements dans le restaurant
  • L’affichage de la jauge – la capacité maximale d’accueil- à l’extérieur de son restaurant
  • Le port du masque la plupart du temps sauf lors de la consommation des plats.

Cette différence de traitement entre restaurateurs d’une part, cafés et bars d’autre part, n’est pas du goût des syndicats. Ainsi le GNI n’a pas manqué de faire connaître son incompréhension dans un communiqué.


«..si un bar, quelle que soit sa forme, pouvait asseoir sa clientèle à des tables et donc respecter le protocole sanitaire applicable aux restaurants, il devrait pouvoir rester ouvert. Ce critère de bon sens, le seul justifiable d’un point de vue sanitaire, aurait de surcroît permis un contrôle facilité. Il a été rejeté par le Haut Conseil à la Santé Publique, sans qu’à aucun moment la logique sanitaire de cette décision ne soit explicitée.» 

Et le syndicat de décliner ses revendications : chômage partiel sans décote, exonération de charges, prise en charge des loyers et de la perte d’exploitation. Par ailleurs, l’État doit mettre en place un plan d’urgence pour les établissements fermés administrativement que sont les bars qui, pour certains, ne pourront se relever de cette nouvelle fermeture de 15 jours.

De son côté, l’UMIH craint que 15% des établissements ne baissent définitivement le rideau.

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