Les Confréries, patrimoine culturel en danger

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Les confréries gastronomiques ont-elles encore du sens à l’heure où chacun, tête baissée, reste les yeux rivés sur l’écran de son mobile ? Avec 215 chapitres de confréries à leur actif,  Danielle et Jean-Jacques Viger, rencontrés à l’occasion du Chapitre de Printemps des Compagnons  du Beaujolais du Devoir Parisien (ci-dessus) à la Guinguette du Martin Pêcheur sont les mieux désignés pour en parler.

Presque un week-end sur deux, ils sillonnent la France des confréries. «Un chapitre c’est l’occasion d’un repas de qualité gastronomique à un prix raisonnable. C’est surtout un moment d’échange formidable avec des gens venus d’horizons totalement différents.» témoigne Jean-Jacques, lui-même membre de la confrérie de Saint-Romain en Bordelais et Pays Libournais.

Avec son épouse, ce consultant en télécom à la retraite a contracté le virus lors d’un mariage en 1997. Ce soir-là, on leur offre une bouteille qu’ils apprécient tellement qu’ils filent rencontrer l’auteur de la cuvée, vigneron à Montreuil-Bellay (Saumur). «Quinze jours après on recevait une invitation de la confrérie vigneronne locale. Ensuite, ce fut le tour de la Confrérie des Rillauds d’Anjou et des Vins de Brissac. Depuis ça n’a jamais cessé…»

Parmi les confréries qu’ils prisent tout particulièrement, outre les compagnons du Devoir Beaujolais, il y a celle de la Cacasse à cul nu -plat identitaire des Ardennes- de Charleville-Mézières. «Du haut-de-gamme gastronomique avec des produits des Ardennes et une ambiance formidable jusqu’à 3 h du matin. Nous apprécions aussi le chapitre de la Confrérie du hareng de Dieppe et celle des Mangeux d’Esparges (asperges) de Sologne.» Le chapitre de la confrérie chablisienne leur a laissé un souvenir plus mitigé. «Nous nous sommes retrouvés en tête à tête au milieu d’une longue tablée dans une cave voûtée entre deux groupes. »

 

 

 

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