Close Menu


    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Paris-Bistro
    • A table !
    • A manger !
      • Oui Chef !
      • Produits & Terroirs
      • Plats bistrots
      • Agriculture et Alimentation
    • A boire !
      • Les vins
        • La carte des vins
        • Bacchus à Paris
        • Bonnes bouteilles
        • Hommes & Vins
      • Apéros & liqueurs
      • Cafés et thés
    • Univers bistro
      • Cafés & Histoire
      • Ecrivains et cafés
      • Livres
      • Déco, design et objets cultes
    • Infos pros
    Paris-Bistro
    You are at:Home»A manger !»Agriculture et Alimentation»50 chefs signent une tribune contre l’agriculture intensive
    Moissons

    50 chefs signent une tribune contre l’agriculture intensive

    0
    By Paris redaction on 26 mai 2026 Agriculture et Alimentation

    L’heure est aux tribunes. C’est vrai dans le cinema comme dans la gastronomie. Ainsi, à la veille de la discussion du projet de loi d’urgence agricole au parlement, 50 chefs dont nombre d’étoilés -à l’exception des pointures telles qu’Alain Ducasse, Yannick Alleno ou Guy Savoy-  ont publié une tribune dans le Monde daté du 18 mai pour dénoncer les risques d’une agriculture intensive. Un match retour après un premier coup de gueule poussé par le chef Jacques Marcon en juillet 2025 contre la loi Duplomb. 

    Ce projet de loi compte 23 articles disparates allant de la prédation du loup aux importations illégales et à l’amélioration des revenus des agriculteurs, il a pour but, selon le ministre de l’Agriculture Annie Genevard, à « libérer le quotidien des agriculteurs, sans rien renier de la protection de l’environnement». Mais en suivant un objectif principal : renforcer la souveraineté alimentaire par une production en hausse. Pour les chefs signataires, la massification de l’agriculture qu’il implique est porteuse de dangers.

    «La « Ferme France » est en réalité un colosse aux pieds d’argile dont les fragilités ont été trop longtemps ignorées. En voulant étendre nos fermes ou intensifier notre production agricole au nom de la compétitivité, nous ne ferons qu’accroître nos vulnérabilités.» extrait de la tribune.

    Certains points risquent de mettre une fois de plus le feu aux poudres. A commencer par le partage de l’eau et les fameuses bassines ou encore le régime d’autorisation allégé pour les grands bâtiments d’élevage.

    Le diagnostic comme les enjeux bien posés. Même si certaines assertions de la tribune font tiquer telle la raréfaction des terres qui interroge en cette période de déprise agricole où jamais la forêt française n’a été aussi étendue. Les signataires esquissent le tableau d’une agriculture rêvée. Celui d’une agriculture familiale et durable productrice de produits de qualité qui ralentit la désertification rurale et permet aux producteurs de vivre au pays tout en limitant leur dépendance aux intrans -engrais, pesticides- d’importation.

    «…une ferme engagée dans l’agriculture durable conserve près de 40 % de la richesse produite sur son territoire, tandis qu’une ferme conventionnelle n’en conservera que 25 % – la différence s’évaporant au profit des coûts de production en semences et intrants, venant de l’étranger, en particulier.»

    «…si la compétitivité ne produit que des volumes sans âme, l’agriculture durable crée de véritables richesses, des retombées locales et des aliments de meilleure qualité. Ce changement de modèle ne peut pour autant être décidé que par les citoyens. L’élection présidentielle de 2027 s’annonce donc comme un rendez-vous démocratique majeur.»

    La tribune préconise ainsi deux mesures fortes.

    • La création d’un fonds foncier national abondé par les Plans Epargne Retraite, pour acquérir les sols et les louer à des des jeunes pour faciliter l’installation 
    • une réduction d’impôt fléchée vers des outils qui créent de la valeur à la ferme, tels que des laboratoires de transformation, des serres ou des outils de vente directe pour des exploitations à taille humaine.

    Pas sûr que les caciques de la FNSEA et autres géants de l’agrochimie et du machinisme agricole massif soient des fervents supporters de ces propositions … 

    Voir la liste complète des signataires

    Interview Stéphane Jego, patron chef de l’Ami Jean et membre fondateur du Collège Culinaire de France.

    Stéphane Jéjo dans les fourneaux de l’Ami Jean

    Vous êtes l’un des signataires de la tribune prônant une agriculture plus saine et moins intensive. Concrètement avez-vous des exemples qui vous paraissent insupportables ?

    Qu’on ne mette pas en avant la diversité alors que nous disposons d’une multitude de fournisseurs. Par facilité logistique, on préfère se tourner vers un seul fournisseur. Il y a quelques années avec Yves Camdeborde à La Régalade, Christian Etchebest et de nombreux étoilés, notre objectif était justement de ne pas dépendre d’un seul producteur, mais  de travailler avec une multitude de petits producteurs capables de nous fournir des produits de grande qualité.

    Aujourd’hui, on a abandonné cette logique au profit de la surexploitation et d’un système qui finit forcément par montrer ses limites. Derrière cela, il y a aussi une vraie question de l’alimentation de chacun.

    C’est-à-dire ?

    On stigmatise une partie de la population. On pointe du doigt la malbouffe ou le manque de conscience des consommateurs. On laisse se politiser des sujets – comme avec Master Poulet – qui devraient avant tout être abordés de manière sociale. Or, il faudrait accompagner les gens vers une alimentation bonne, accessible et cohérente. Un petit producteur seul vendra forcément plus cher, mais si l’on soutient une multitude de petits producteurs avec une logistique efficace et des circuits cohérents, alors le modèle peut fonctionner. L’agriculture intensive détruit l’économie de proximité et fragilise les territoires ruraux. Il faut apporter des solutions aux producteurs. Pas seulement des subventions.

    Avez-vous un exemple concret ?

    L’épicier Latour en Lot-et-Garonne promeut cette diversité et fait vivre une cinquantaine de producteurs. Il a créé un système dans lequel les producteurs déposent leurs produits dans son entrepôt, avant d’être redistribués à des restaurants parisiens,  petites maisons autant que grandes tables.

    Mais Latour est situé à 700 kilomètres de Paris. Or l’Ile-de-France était autrefois une grande terre maraîchère. Aujourd’hui, il ne reste quasiment plus que des céréaliers. Pourquoi ne pas contribuer à développer notre terroir ? 

    Les restaurateurs s’en sont progressivement éloignés, même si Yannick Alléno, à une époque, s’y est essayé. On a laissé ce territoire à l’abandon à cause du manque de circuits de distribution et d’investissements adaptés.

    En conclusion, il ne faut donc pas se contenter d’un seul fournisseur qui facilite la vie, mais travailler avec une multitude de producteurs ?

    Oui, même s’il est évidemment impossible de fonctionner à 100 % avec de petits producteurs. Je vais aussi à Rungis pour acheter certains produits, comme les oignons destinés aux jus et aux bouillons, mais je n’y prends qu’un 1% de ma consommation. Pour moi l’exemple le plus parlant demeure la Belgique.

    C’est-à-dire ?

    Pendant longtemps, en Belgique les restaurateurs n’ont manifesté que peu d’intérêt pour les producteurs locaux qui étaient donc peu nombreux. Aujourd’hui, la situation s’est totalement inversée. Ils ont changé leur approche de manière radicale.

    Sur le même sujet

    1. Carrefour et le Jambon de Bayonne IGP
    2. Les abeilles offrent 109 milliards par an de prestations de service
    3. Projet de l’INAO pour l’indication du bio
    4. Annonces ministérielles de soutien à l’agriculture bio…
    5. La Truffe d’été pour compenser le déclin des cèpes ?
    6. Le café équitable demain dans les bistrots ?

    Propulsé par YARPP.

    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Previous ArticleLes Bavards du Boulevard

    Related Posts

    Les Bavards du Boulevard

    Can Alegria

    Mercurey Village 2024 – Domaine de Suremain

    Comments are closed.

    Articles récents
    • 50 chefs signent une tribune contre l’agriculture intensive
    • Les Bavards du Boulevard
    • Can Alegria
    • Mercurey Village 2024 – Domaine de Suremain
    • Moon Harbour relance une Vieille Cure Verte

    Évènements à venir

    Mai 31
    Toute la journée

    Marathon des vignobles de Cahors le 31 mai 2026

    Juin 27
    27 juin - 28 juin

    Festival International des Poivres 27-28 juin à Rochecorbon

    Voir le calendrier
    Lire également
    1. Carrefour et le Jambon de Bayonne IGP
    2. Les abeilles offrent 109 milliards par an de prestations de service
    3. Projet de l’INAO pour l’indication du bio
    4. Annonces ministérielles de soutien à l’agriculture bio…
    5. La Truffe d’été pour compenser le déclin des cèpes ?
    6. Le café équitable demain dans les bistrots ?
    Archives
    Confirmez votre inscription en cliquant sur le lien de validation envoyé par email. Il est parfois possible que ce message de confirmation se retrouve dans le dossiers indésirables de votre messagerie.
    Articles récents
    • 50 chefs signent une tribune contre l’agriculture intensive
    • Les Bavards du Boulevard
    • Can Alegria
    • Mercurey Village 2024 – Domaine de Suremain
    • Moon Harbour relance une Vieille Cure Verte
    • Sixte rosé 2025 – IGP Alpilles – Domaine d’Eole

    L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Sachez consommer avec modération.

    ©paris-bistro 2026 Paris-bistro.com est une publication de Paris Bistro Editions - SARL de Presse - mail: contact@paris-bistro.com

    Informations légales et RGPD

    Annoncer sur Paris-bistro

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    Gérer le consentement aux cookies
    Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
    Fonctionnel Toujours activé
    Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
    Préférences
    L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
    Statistiques
    Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
    Marketing
    Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
    • Gérer les options
    • Gérer les services
    • Gérer {vendor_count} fournisseurs
    • En savoir plus sur ces finalités
    Voir les préférences
    • {title}
    • {title}
    • {title}
    Ad Blocker Enabled!
    Ad Blocker Enabled!
    Our website is made possible by displaying online advertisements to our visitors. Please support us by disabling your Ad Blocker.