Le Galliera

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Comme son nom l’indique, le Galliera fait face au Palais éponyme qui abrite le Musée de la Mode. Brasserie ancrée dans le contemporain, sans tape-à-l’œil, toute en sobriété, en courbes et lumières changeantes. Cette décoration a été pensée par l’architecte ruthénois, Thierry Carel. Bon son et bonne ambiance tiennent aussi beaucoup au sens de l’accueil des patrons, Véronique et Serge, assistés de leur équipe.

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La cuisine est en résonance avec le lieu. Elégante, colorée, précise, et souvent généreuse, elle sort des sentiers battus. L’œil et le palais arrivent toujours ex aequo au chapitre des sensations. Des exemples ? Un carpaccio de Saint-Jacques avec une petit sauce acidulée aigre-douce apportée par un jus de citron combava ou une perche au sésame sur un lit de boulghour et de légumes confits. Ici, on fume en cuisine le saumon et les magrets avec une sciure qui vaut son pesant d’or. Le pain d’épeautre accompagne le repas.

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Les légumes d’hiver comme les potirons et autres haricots de Soissons se blottissent contre les côtes d’agneau d’Aveyron. Ils viennent parfois du jardin bio que les patrons ont à Conques (Aveyron). A conseiller aux carnassiers voraces le burger du Galliera (17,50€) juteux et quasiment sensuel – on n’évoquera pas son gros cornichon- pourrait faire se flageller un puritain. On peut tomber aussi une faux-filet de veau à la plancha pommes fondantes ( 19 €) aussi généreux que délicieux (ci-dessous).

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Bios sont aussi les œufs mayonnaise. L’entrecôte d’Aubrac de 300 g sauce béarnaise est à conseiller aux carnassiers voraces tout comme le burger du Galliera. Car le chef maîtrise la cuisson des viandes comme personne. Et ses pommes soufflées ne soufflent pas que les gourmandes !


Malgré la bonne ambiance du rez-de-chaussée, nombre de clients semblent aspirés par le sous-sol comme dans le ventre de la baleine de Pinocchio. Et pour cause, les entrailles du Galliera dissimulent une enfilade d’endroits surprenants. Comme si la brasserie avait enfanté quatre petits restaurants différents. Ils sont appréciés par ceux qui cherchent un peu d’intimité ou un peu de dépaysement. Il y a une sorte d’isba pour se la jouer jivago, un wagon-restaurant façon Mystères de l’Ouest et, pour les adorateurs de Bacchus, une table pour six dressée à l’intérieur d’un foudre. Sans oublier une belle table d’hôtes devant une litanie de bouteilles. Au total, cela représente une quarantaine de places. Elles sont bien appréciées pour les repas d’affaires à l’abri des indiscrétions ou pour un banquet de confrérie bachique…ou pas !

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Question vins, outre une jolie collection de pichets de côtes du Rhône, saint-mont, brouilly ou bordeaux sauvignon, on relèvera sur une carte ramassée, une légère prédilection du patron pour la Gironde. Un château Saint-Yves à 18€ en premières côtes. Le bordeaux Maucaillou, quand il sort du bib doit attendre une petite dizaine de minutes pour s’ouvrir. Idem pour un Lussac Saint-Emilion comte de la Barbe. Serge Boyer, le patron confie son amour des syrah du couloir rhodanien. Il met en avant des lirac signés Maby.
Mais la Bourgogne n’est pas oubliée avec un haute-côtes de nuit, Clos du vignon 2008 ( 36 €) ou un Petit Chablis minéral de chez Moreau. Idem pour la Loire avec quelques bons crus ligériens comme ce chinon, château de la Grille, une référence pour les connaisseurs.

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Le Galliera – 15, avenue Pierre 1er de Serbie – 75016 Paris – Tél. 01 47 20 82 06 – Métro : Iena ou Alma-Marceau
Ouvert du lundi au vendredi de 7h à 23h et le samedi de 8h à 19h
Formule à 15 € au comptoir : plat du jour, verre de vin, café
Pour connaître le menu du jour rendez-vous sur le site du Galliera

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