Vers des premiers crus AOC Anjou blanc sec

0

Les Anjou Blancs secs repartent à l’attaque pour leur reconnaissance en « premiers crus ». A l’origine du mouvement, il y a l’apôtre du chenin, Patrick Baudoin. Il a longtemps ragé face au déclin de ce cépage angevin par excellence qui représentait au XIXème siècle les 3/4 de la production en Maine-et-Loire. Aujourd’hui,  il est tombé à près de 5% pour les blancs secs d’appellation (anjou, savennières, saumur…), soit un peu moins que les liquoreux et moitié moins que les effervescents.

«Nous n’avons pas encore trouvé le bon modèle économique pour conserver le chenin et en vivre.» déplore Patrick Baudoin. Depuis 2000, avec l’association Loire Renaissance, il a réuni des producteurs convaincus d’initier une démarche auprès de l’INAO pour faire reconnaître des « premiers crus » en AOC Anjou blanc sec. En 2013, une soixantaine de vignerons, représentant environ 100 hectares se sont engagés sur un cahier des charges : 100 % de chenin, déclaration de vendanges parcellaires identifiées, vendanges manuelles, degré obtenu par une maturité naturelle plus élevée et sans enrichissement, temps d’élevage plus long. Objectif : mieux identifier les grands chenins secs, ceux qui ont cette finesse et cette aptitude à exprimer le terroir, notamment le schiste des coteaux et à donner cet équilibre entre vivacité, fruité et minéralité.

Le dossier est entre les mains de l’INAO. Plutôt que travailler vers une approche pyramidale classique comme en Bourgogne,  l’organisme semble s’orienter vers une identification et une classification des lieux dits comme cela s’est fait en Muscadet récemment. En Anjou sec, on recense moins d’une dizaine de lieux dits. Leur reconnaissance n’empêcherait finalement pas les producteurs d’Anjou blancs secs de parler de premiers crus… Seule façon de retrouver le chenin perdu.

Sélection de cuvées.

Partager sur :

Les commentaires sont fermés.