Gel d’avril, une catastrophe lourde de conséquences

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A mesure que les jours passent, les infos remontent et le diagnostique se précise sur l’ampleur de la catastrophe que représente le coup de gel de cette fin avril 2017. Il aura épargné peu de vignobles.

Mais certains ont été plus touchés que d’autres. Ainsi en va-t-il du Bergeracois où l’on évoque un pourcentage de 80% du vignoble brûlé. Du côté de la Gironde, le résultat est presque autant désastreux avec une chute attendue de 50% de la récolte et une baisse de chiffre d’affaires estimée à 1,9 milliard d’euros par le syndicat des bordeaux.

Dans le Sud-ouest, on relève aussi de sévères atteintes dans le vignoble cadurcien ou le gaillacois. Idem pour le vignoble jurassien particulièrement en Arbois et celui de l’Alsace.
Le vignoble ligérien, lui serait touché de 15 à 30% avec de fortes disparités, de 30% pour le chinon à 100% pour certaines parcelles de cheverny par exemple. En Languedoc, le minervois et les corbières ont été également gravement impactés.




Cela aura des conséquences sur la situation économique des vignobles, autant au plan national avec une baisse attendue des exportations qu’au plan local pour chaque appellation. Car derrière les chiffres, il y a ces petites catastrophes humaines qui se jouent loin des projecteurs, du nombre de ses départs, de ces abandons de domaines qui devraient amplifier le phénomène en cours de la disparition des exploitations familiales.
Ces attaques du gel n’ont pas épargné nos voisins transalpins et ibériques. Ainsi, l’Italie a été sévèrement touchée avec des baisses de production attendues de 30 à 50% pour le Prosecco par exemple. Quant à l’Espagne, elle a vécu le pire gel depuis un demi-siècle dans la région de la Rioja où 95% du vignoble a été brûlé.

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