L’UMIH s’affirme comme « représentant de toute la profession ».

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Les résultats officiels de la représentativité patronale pour la branche CHR ont été publiés par arrêté ministériel au Journal Officiel du 28 décembre 2017.

Le texte reconnait comme représentatives dans la convention collective.
-Le Groupement national des chaînes hôtelières (GNC) : 9,68 % ;
– Le Groupement national des indépendants (GNI) : 30 % ;
– Le Syndicat national de la restauration thématique et commerciale (SNRTC) : 10,01 % ;
– L’Union des métiers et industries de l’hôtellerie (UMIH) : 50,31 %.

Pour l’UMIH, ces résultats confortent sa « place incontestable » d’organisation professionnelle n°1 du secteur et son rôle de porte-parole et de représentant de toute la profession.

L’UMIH revendique une représentation de 71,53% des entreprises , (76,22% avec ses syndicats associés GNC et SNRTC) et de 50,31% des salariés des entreprises (70% avec ses syndicats associés GNC et SNRTC).

Il en tire une conclusion, «au sein du collège employeur de la branche HCR, l’UMIH sera la seule organisation professionnelle qui pourra engager, seule, l’ensemble des entreprises du secteur. Elle acquiert un droit d’opposition dans le cadre de la négociation sociale» et se place en « interlocuteur de référence des pouvoirs publics» .
Cette publication au JO doit selon, Roland HEGUY, président confédéral de l’UMIH, mettre un terme à « la polémique sur les chiffres, les comptes et les décomptes.»

 

Un vœux pieux ? Son challenger, le GNI, majoritaire à Paris, accuse l’UMIH d’avoir procédé à des modifications des chiffres portant sur le nombre de salariés représentés, en faisant passer ceux-ci de 188 705 salariés ( 48,91%) déclarés en avril 2017 à 199 503 ( 50,31%) en novembre dernier. Ce qui assure à l’UMIH une majorité absolue lui permettant de négocier seul. Didier Chenet, président du GNI, avait écrit en novembre à la direction du Travail, pour contester ces chiffres. Visiblement sans succès, puisque l’arrêté a été publié. Cele ne devrait pas manquer, explique-t-on au GNI, de susciter un examen approfondi des voies de recours possible. La guérilla syndicale du CHR – sur fond de clivage Paris-Province- n’est sans doute pas prête de finir.

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