His name is Dorr … Garry Dorr

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C’est un grand Cru de la restauration parisienne. Il a fait de son nom une marque et souhaite que cela se sache, même s’il est avare d’interviews. Car ce n’est pas qu’un patronyme, c’est aussi un homme, un vrai. Pondre un portait à partir de son communiqué de presse – un modèle du genre !-  est un exercice périlleux.

Son palmarès vous fait frétiller le palpitant comme les branchies d’un saumon cherchant à échapper aux griffes de l’ours. Ecole hôtelière de Lausanne, Sciences-po, HEC, marathon, Iron Man et des débuts auprès des plus grands, Ducasse, Piège, Robuchon … Sans oublier tous les labels qui s’affichent sur les portes de ses établissements : collège culinaire, maître-restaurateur…

Cet être à la « culture insatiable » s’engage pour une restauration indépendante, « une aventure humaine qui ne devrait pas être pilotée par des fonds d’investissement ou des banques en quête de rendement financier.» Pour un peu, on se retrouverait presque dans la forêt de Sherwood.

Ressusciteur d’AOC, grandisseur de Bistro … Ce n’est pas un vent mais un ouragan de nouveautés que l’Iron Man Garry ferait donc souffler depuis quelques années sur la capitale aux papilles assoupies … Certes, son père Willy avait commencé à travailler le terrain voilà quatre décennies, mais le fils, en grand communiquant, s’attache à sublimer une réalité et à faire rêver le vulgum pecus. Avant lui, les huîtres n’existaient pas, il a créé des collections de Grand Cru comme Yves Saint-Laurent avec ses robes … Génial. Et ce coup de l’Ipad pour prendre les commandes lancé il y a quelques années et renvoyant le carnet du serveur dans la grotte de Lascaux des restos ! On en reste pantelant…

Il y a aussi sa photo façon Daniel Craig…  hypnotisante. D’abord on se tâte les bourrelets. Et puis on se redresse et on essaye de fermer sa veste. Flûte ! le bouton saute … Mais peu à peu, à force de fixer l’image, la magie opère. Comme un tournesol de Van Gogh succédant à un ciel noir de Turner la lumière se fait. Vade retro comptoirs aux  rires gras marqués par le rubis des ballons de beaujolais ! Sortez de nos âmes andouillettes sataniques ! Fernand Point et Bérurier, disparaissez avec vos ventres pachydermiques et vos plats canailles ! Le nouveau prophète montre la voie. Courir le plus vite possible vers un de ses “Bar à Huîtres” et n’en manger qu’une seule. Sans pain, sans rien. Puis reprendre la course en espérant le croiser un jour lors d’un marathon et connaître enfin son sentiment sur la cuisson de la tête de veau…

www.lebarahuitres.com

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