Saint-Juliénas des Prés, 23e chapitre de la confrérie

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julienas15_posterSaint-Juliénas des Prés continue d’être vénéré par certains moines bachiques de Paris et d’ailleurs. Comme chaque année depuis 1992, la Confrérie de Saint-Juliénas des Prés a tenu son chapitre le 28 mai devant ses pieds de gamay plantés à moins de 10 mètres de l’église de Saint-Germain des Prés.

Parmi les douze intronisés par le grand Maître Vincent Audras, on a pu relever de belles et talentueuses actrices telles que Delphine Depardieu (ci-dessous), un journaliste scientifique émérite comme Michel Chevalet, un autre de France Info comme Claude Meneau, de Radio-France, Jean-Baptiste Tuzet, grand spécialiste de Jazz. Ou encore un chanteuse montmartroise évoluant sur la Butte Chez Michou comme France Fannell.

Vincent Audras et Jean Lapoujade intronisent Delphine Depardieu

Vincent Audras et Jean Lapoujade intronisent Delphine Depardieu.

julienas_cuveeA raison de douze intronisés par an, cela donne 236 membres de la confrérie qui portent la bonne parole du Juliénas, cru émérite des monts du beaujolais. Et pas simplement dans les seules limites du quartier germanopratin. Après la cérémonie, la soirée s’est poursuivie, comme à chaque fois, au Procope. Et la cuvée 2015 de Saint-Juliénas des Près s’est finalement révélée le meilleur accord pour accompagner le pâté en croûte du plus vieux café de Paris.

L’histoire de Saint-Julienas par son scribe, Jean Lapoujade

Perché sur un éperon rocheux dans les monts septentrionaux du Beaujolais, Juliénas produit du raisin depuis l’an 1000. Aujourd’hui son vin, fruité et nerveux, est issu d’un gamay noir à jus blanc, encore vendangé à la main…Il possède une bonne charpente qui lui permet de vieillir 5 à 8 ans tout en conservant des arômes exceptionnels. Truculents et visionnaires, les vignerons de juliénas n’ont pas hésité à se délocaliser et sont venus, en 1993, planter 12 ceps de vigne à Paris, au pied de l’église Saint-Germain. Pour veiller au salut de leurs grappes, ils ont porté sur les fonts baptismaux la « Confrérie Saint Juliénas des Prés » au sein de laquelle se bousculent les épicuriens de la capitale, orphelins d’Antoine Blondin. Chaque année 12 d’entre eux sont sélectionnés pour prendre l’un de ces pieds en parrainage. Ainsi, Saint Germain, qui depuis toujours vantait ses prés peut désormais, par la volonté du juliénas, se prévaloir aussi d’une vigne.


Jean Lapoujade
– scribe de la confrérie de Saint Juliénas des Prés (ci-dessus avec le micro)

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