Gilets jaunes, comment en sortir ?

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Les troubles liés au mouvement des “Gilets jaunes“ notamment dans la capitale laisseront des traces et pas simplement en termes de dégâts matériels. Bruno Le Maire, ministre de l’Economie a parlé d’un impact « sévère et continu ». «Pour la restauration, on est entre 20 et 50 % de baisse de chiffre d’affaires.

L’inquiétude se porte sur l’hôtellerie avec des annulations ou des départs anticipés avec une baisse d’activité qui devrait se situer entre 15 et 20%» a expliqué Didier Chenet, président du GNI-Synhorcat à l’issue d’une réunion le 3 décembre à Bercy avec Bruno Le Maire. «En 2018, on commençait juste à sortir la tête hors de l’eau.» ajoute pour sa part Marcel Bénézet, président des Cafés, Bars, Brasseries au Synhorcat.

L’Arc de Triomphe caché par les gaz lacrymogènes le 1er décembre.

Didier Chenet a fait quelques propositions au ministre. Ainsi de l’application de l’exonération de charges sociales des heures supplémentaires au 1er janvier prochain au lieu du 1er septembre 2019. «Nous réfléchissons aussi à des propositions à propos de l’avantage en nature. Le fait de nourrir notre personnel a un coût répercuté sur la fiche de paye du personnel. Il se traduit en charges sociales, mais en plus il est fiscalisé. Nous demandons que l’on fasse « sauter » ces deux aspects, d’autant que les entreprises qui ont le ticket restaurant bénéficient d’une exonération totale.» Enfin, il a rappelé l’opposition du GNI au projet de taxe de séjour régionale. «On nous dit que ce sont les touristes qui vont payer mais en Ile-de-France, 50% des touristes qui viennent à Paris, sont des touristes français.»

Quid des conséquences en cas d’un Acte IV du mouvement ? «Je n’ose pas l’envisager» déclare Didier Chenet. Quant à l’hypothèse souvent évoquée de la déclaration de l’état d’urgence, «c’est une vraie galère», confie Didier Chenet. Et pour cause, l’état d’urgence – entraine ipso facto des annulations de voyage. Les compagnies d’assurance -notamment dans bien des pays asiatiques- refusent de couvrir les risques de déplacement dans un pays en état d’urgence. Cela avait été le cas dans la foulée des attentats de novembre 2015.

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