Vienne, berceau de la gastronomie française ?

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Après la mort du chef en 1955, « Mado» a tenu la Pyramide et lui a conservé ses 3 étoiles jusqu’à son décès en 1986.

L’esprit de Fernand Point imprègne encore la cité.

Après une courte période de vicissitudes où la Pyramide a failli devenir une école de cuisine japonaise, c’est le chef Patrick Henriroux qui reprend les fourneaux en 1989. Un an plus tard. Premier macaron. Puis un second en 1992.

La Pyramide Vienne Chef Patrick Henriroux

La Pyramide
Vienne
Chef Patrick Henriroux

Ce fils de fermier de la Haute-Saône est un terrien animé des mêmes obsessions que Fernand Point. Il faut le suivre samedi matin dès potron-minet filer au marché de Vienne, le 2eme plus grand de France. Il choisit tout ce que nature et saison lui donnent de mieux, un ferra du Léman ou un chou-fleur. Un repas chez lui est une expérience qui unit dans un même élan le cœur, le ventre et l’âme.

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Patrick Henriroux au marché de Vienne

Ce grand motard a un sens du contact et de la cordialité qu’il distille à son personnel. Et des convictions. Il s’agace de voir les salons de la gastronomie, à commencer par le Sirha, être monopolisés par les grands groupes de l’agroalimentaire au détriment des petits producteurs. Rien ne lui fait plus plaisir de recevoir de modestes artisans de bouche, qui viennent à sa table initier leurs enfants au bon goût des choses. Tant il est vrai qu’ici, en ce pays de gastronomie lyonnaise, le culte du bien-manger n’est pas mort et que la Pyramide demeure son autel.

Raviole de jaune d'œuf, rissolée de champignons sylvestre, émulsion de cèpes secs

Raviole de jaune d’œuf, rissolée de champignons sylvestre, émulsion de cèpes secs

 

En savoir plus : www.lapyramide.com/

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