Le Bistro de l’Arc

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En haut de l’avenue de la Grande Armée, le Bistro de l’Arc déploie un cadre raffiné et truffé de références éclectiques. Il y a d’abord ce lustre, un buisson de trompettes évoquant celles de la garde napoléonienne. Il éclaire un plafond où courent des citations de Baudelaire sur le vin, de Balzac, de Carmet sans oublier l’émotion de Proust confronté à sa madeleine…

D’ailleurs des madeleines, on en retrouve juste en-dessous sur la table d’hôte du bistrot. Ici tout est pensé pour aiguiser les sens des gourmets. Il y a aussi de gros flacons d’Hennessy et des magnums de grands bordeaux en file indienne sur le zinc, sans oublier de beaux fromages, de la charcuterie et une côte de bœuf en travail de maturation dernière les  vitrines des armoires réfrigérées…Un fond de jazz et un son de contentement d’habitués achèvent de mettre en bonnes dispositions. 

L’équipe est prévenante et Tony, le patron, a l’œil à tout. Son Bistro de l’Arc a une flèche en cuisine. Thomas Doira, 27 ans. Formé chez Ferrandi il a fait un joli parcours du Pays-Basque des frères Ibarboure, en passant par l’Aude de Gilles Goujon, à Londres au Rosewood avec Amandine Chaignot sans oublier de longues pauses parisiennes au Prince de Galles et au Peninsula. 

 

 

Talentueux Thomas ! De ses pérégrinations, il a puisé des influences que l’on retrouve dans sa cuisine. Il met une ardeur quotidienne à sortir une formule à 21€ avec des assiettes vivantes et colorées qui ne trahissent pas les papilles. Exemple un poireau parsemé de copeaux de serrano et  de parmesan ou une tendre et bien saisie bavette accompagnée d’un bol de petits pois et mangetouts qui craquent sous la dent signe d’un travail du matin.

 

Il déploie une carte avec une vision rafraîchie des classiques bistrotiers tels ce magret de canard au miel, polenta et jus d’olive de Kalamata (25€) ou un bar de ligne piperade basque sauce vierge gelée d’Espelette ( 24€), sans oublier le tartare parisien œuf bio et pickles (19,50€). Les fromages sont au lait cru (saint-nectaire et camembert et comté). Et parmi les desserts, le fondant au guanaja sorbet de mandarine revient beaucoup dans les commandes…Mais bienheureux celui qui tombe sur le dessert du jour comme ce chou au citron bio de Menton. Tendre, sensuel, acide et léger, c’est une quadrature du cercle pour un libertin des Lumières et la conclusion d’un déjeuner qui rend l’âme allègre.  

Bistro de l’Arc

11, avenue de la Grande-Armée
75016 Paris
01 43 06 76 50
De 7h à minuit

 

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