Au bistrot d’à côté

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Bienvenue dans un monde qui change… Jolie farce de banquier ! Car un bistrot qui ne bouge pas aujourd’hui, c’est parfois de la magie. En témoigne Au Bistrot d’à Côté de Laurent Cazaux. Ce natif de Toulouse, Bouteille d’Or 2012, garde le cap et ne varie pas d’un iota. A commencer par le bardage de bois qui évoquerait presque une bergerie, s’il n’y avait les citations aux murs…

Dans ce coin du 14e, celui du quartier Daguerre, ce troquet est un repère pour des habitués qui le fréquentent parfois depuis des années. Un phare dans la nuit pour dériveur sans quilles.

Le patron continue d’exhiber la bouille d’un Jacques Tati qui aurait pris un peu de rondeur… Et le geste et la faconde qui vont avec pour vous servir sans tralala, un nectar séduisant comme ce Quincy de la maison Roux. A la fois minéral et miellé avec une pointe citronnée. Des quilles comme celle-là, il en a plus d’une derrière son comptoir. Mais si la Loire est un ruban qui compte pour lui, il s’abreuve aussi au sillon rhodanien et revient toujours téter aux mamelles des Monts du Beaujolais.  

 

 

 

 

Laurent Cazaux a beau avoir apprécié les charmes de la Ville Rose et ceux de la Rochelle où il a longtemps tenu un restaurant, finalement, c’est dans le 14e qu’il a fait souche au point de se sentir vraiment chez lui. «Ici, c’est un village où tout le monde se connaît, c’est ce que j’aime

Os à moelle.

Parmi les entrées, la terrine au beaujolais maison (10€) est un classique. Elle faisait déjà craquer les clients du Vin des Rues, son ancien bistrot, et continue donc ses ravages. Idem pour le croustillant de St-Marcellin (12 €) ou les os à moelle format Pantagruel (14€).

Croustillants de St-Marcellin

En plats, évidemment l’andouillette 5A (18€) est au programme. Son moelleux fais oublier la déchirure de sa robe dûe à une cuisson un poil trop ardente. Le hamburger auvergnat saint-nectaire & bacon (18€) a davantage la cote chez les moins de 30 ans. Et le foie de veau du mardi aimante les habitués. Avec un juliénas signé Vincent Audras, cela fait parfaitement l’affaire.

Andouillette 5A

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Côté sucré, on pourra opter pour de traditionnels desserts bistrots (10 €) : baba au rhum, île flottante ou crème brûlée.  Mais en guise de bouquet final, le vieux calva produit par un ami du patron est un miracle d’équilibre et de saveur qui vous laisse le lendemain, plutôt qu’une barre au crâne, un souvenir heureux dans la caboche.

 

Au Bistrot d’à côté

18, rue Lalande – 75014 Paris – Tél. 01 43 20 00 28
Métro : Denfert Rochereau
Fermé dimanche

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