Limoux, pas seulement des bulles

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Grâce à sa blanquette et sa méthode ancestrale, Limoux est un fief de l’effervescence en Occitanie depuis bientôt cinq siècles.  En 1531, les bénédictins de l’abbaye de Saint-Hilaire furent les premiers, dit-on, à faire jaillir des bulles des flacons de Mauzac.  Grosso-modo 130 ans avant la découverte de l’effervescence  champenoise par Dom Pérignon…

Abbaye de Saint-Hilaire proche de Limoux

En 1938, la Blanquette de Limoux devient l’une des premières AOC de France. En 1990, le Crémant de Limoux, nouvelle version de la « bulle limouxine », intègre le cahier des charges de l’appellation. C’est aujourd’hui le vin le plus produit de l’appellation (45 400 hl en 2016). Conséquence : dans le vignoble, le mauzac, cépage longtemps identitaire et dominant, a fait de la place au chenin et au chardonnay – obligatoires pour le crémant- dans les années 70.

La production des bulles se répartit entre crémant, blanquette et blanquette méthode ancestrale. Près de la moitié est exportée, soit environ 1 million de cols. Car la bulle limouxine, longtemps « has been », surfe sur un marché mondial en croissance. Et celles de Limoux sont très appréciées aux USA ou en Allemagne. En France également pour leur excellent rapport qualité/prix. En moyenne un euro de moins que les autres crémants au grand dépit des vignerons locaux qui souhaiteraient pouvoir mieux les valoriser.

A côté des bulles, l’appellation a fait de la place aux vins tranquilles. Les rouges sont désormais intégrés dans le cahier des charges depuis 2004. A la jonction d’influences climatiques tant méditerranéennes qu’océaniques et avec des Pyrénées qui amènent de la fraîcheur, le terroir offre de belles expressions à des cépages plus septentrionaux. On se retrouve face à des profils tanniques en puissance par le recours à des assemblages de merlot et de syrah appelant le bois et l’épreuve du temps. Le rachat en 1998 par la baronne Philippine de Rothschild  d’un domaine de 110 ha dont 43 de vignes à Saint-Polycarpe près de Limoux a dû jouer dans la reconnaissance de l’AOC en rouge.

Reste enfin côté blanc, les expressions séduisantes d’un chardonnay planté en altitude et capable d’évoquer une Bourgogne plus fraîche et meilleur marché…

  • Surface plantée : 1600 ha environ dont
    800 ha pour le crémant
    580 ha pour la blanquette
    100 ha pour la méthode ancestrale
    230 ha pour les blancs tranquilles
    80 ha pour les limoux rouge

    Cépages : Mauzac pour la Blanquette et Méthode ancestrale,
    chenin et chardonnay, pour le crémant

    Limoux blanc  : le mauzac doit représenter en principe au minimum 15 % de l’encépagement reste que les 100% chardonnay ne sont pas rares. Fermentation et élevage obligatoirement en fûts de chêne à partir de raisins qui titrent un minimum de 11° sur souche. L’élevage sur lies fines, avec remuage manuel tous les 15 jours, se prolonge jusqu’au premier mai qui suit la récolte, parfois plus suivant le choix du vigneron.

    Limoux rouge : 50 % minimum de merlot ; 30 % minimum de chenin, syrah, grenache et 10 % maximum de carignan comme cépages principaux et 0 à 20 % de cabernet-franc et cabernet-sauvignon en cépages accessoires…

  • Selection de Crus

Sélection de Blanquette et crémants de Limoux

Sélection de Limoux rouges

Sélection de Limoux blancs

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