Beaujolais 2013, l’amorce de la résurrection

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Denis Chilliet du Château de Buffavent

Denis Chilliet du Château de Buffavent

C’est un peu comme si le vignoble du Beaujolais ressuscitait après une descente aux enfers. Il faut se rendre sur place pour mesurer le chemin parcouru. Les remèdes de cheval appliqués ces dernières années (5000 ha en arrachés et 1500 vignerons de moins) produisent des résultats et le vignoble attire de nouveaux acteurs.

La plupart des vignerons ont fait de sérieux efforts en termes de qualité. Exit les grappes écrasées dans les tombereaux et le tout-venant rattrapé au soufre lors de la macération. A l’image du centre de vinification de Georges Dubœuf, toujours pape du vignoble. Au centre Duboeuf de Romanèche, on reçoit les raisins de 80 viticulteurs et on manipule les grappes comme des vers à soie. Elle subissent trois tries successives avant d’être acheminées dans des cuves où les équipes Dubœuf pilotent des assemblages étudiés pour répondre aux besoins spécifiques de chacun de leurs clients.

 

Tri des grains au Centre Duboeuf de Romanèche

Tri des grains au Centre Duboeuf de Romanèche

La macération carbonique reste de mise pour le primeur (grappes entières enfermées dans les cuves où montent les gaz carboniques). En revanche pour les crus notamment, nombreux sont ceux qui se mettent à égrapper -rarement en totalité- pour accentuer le côté fruit et éviter le côté herbacé de la rafle. Autre point le retour en grâce de la cuve ciment. Enfin ceux qui prennent le risque de ne pas levurer ne se privent pas de le faire savoir. Façon de jouer la carte du terroir jusqu’au bout. Un terroir qui n’a jamais senti la banane…

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