Baron’Arques, la griffe Rothschild dans le Languedoc

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Baron_Arques_2012Le nom va demeurer après 2003, année du premier millésime du domaine de Baron’Arques. Cette année est également celle de la reconnaissance de l’appellation Limoux rouge par l’INAO. Le cahier des charges prescrit notamment un recours au merlot (cépage atlantique) pour au moins 50% de l’encépagement. Ça tombe bien, au domaine de Baron’Arques, le merlot domine à plus de 50% de l’encépagement suivi du cabernet franc (18%) de la syrah (17%) du malbec (13%). Le grenache a tendance à disparaître au profit du chardonnay…

En quelques années, ce domaine situé entre 250 et 350 m d’altitude est devenu un superbe vignoble niché au cœur de collines de garrigues. Un paysage aux antipodes des horizons médocains. Une trentaine d’hectares ont été arrachés et replantés à des densités de 7500 pieds/ha sur 10 ha et de 4600 pieds/ha pour les autres parcelles (contre 3000/ha dans la région).

Le travail des vignes est aussi rigoureux qu’à « Mouton ». Conduite parcellaire, effeuillage, vendange manuelle en cagette, tri par gravitation, éraflage délicat, fermentation alcoolique de 8 jours et macération jusqu’à un mois. L’élevage en barriques neuves ou de un à trois ans d’âge selon le millésime, dure un an. Pas question de surboiser. Les prélèvements sont envoyés au labo Rothschild à Pauillac pour aider à la décision de la date des vendanges qui fait l’objet d’une concertation. Pour l’assemblage, le directeur technique du Château Mouton Rothschild, Eric Tourbier se déplace à Limoux.

Baron_Arques_montigaud

Vincent Montigaud, le directeur de Baron’Arques, avec un retour d’expériences de 10 millésimes, n’est pas déçu de l’aventure. «Nous sommes toujours travaillés par cette idée de produire un grand vin rouge du Languedoc» explique-t-il. «A Limoux, le climat se charge d’influences Atlantique et les Pyrénées nous apportent de la fraîcheur.» Les cuvées rouges de Baron’Arques ont de la structure avec un profil frais et fruité. Ils acquièrent avec le temps une complexité stupéfiante. Néanmoins, l’effet millésime est marqué.

Même le premier millésime de 2003, année de la sécheresse, n’a pas le côté brûlant de cet été jauni. Quant aux millésimes 2007 et 2009, ils laissent un grand souvenir dans le palais par leur élégance et leur puissance.

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