Savel, sa pintade domine le monde !

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En matière de volaille bretonne, Savel fait figure de success story familiale comme on les aime en pays de Breizh. Cette entreprise presque quinquagénaire établie à Lannilis dans l’arrière-pays brestois a été fondée en 1968 par Madeleine et Gabriel Léon.  De 88 millions d’euros en 2015, son chiffre d’affaires devrait bondir à 96 millions en 2016…

Dont 46% réalisés à l’export notamment dans des restaurants gastronomiques. Car la restauration représente 83% de l’activité du groupe qui s’est lancé à l’origine avec le coquelet. Savel emploie 320 salariés dans trois sites d’abattages  et de production (Carhaix, Lannilis et la Séguinière en Maine-et-Loire) et travaille avec 150 éleveurs.

Au total, cela représente 30 millions de volailles par an –  coquelets, poulets jaunes et pintades. A Paris, ces dernières sont distribuées par le Coq Saint-Honoré.  A raison de 200 000 pintades par semaine, Savel est le leader mondial de ce volatile qui, en matière de restauration parvient à des sommets  de goût quand il est bien cuit, c’est-à-dire pas trop justement. «Quand on a lancé la pintade, en 1989, personne n’y croyait » explique Gabriel Léon. Désormais elle cartonne, notamment dans les belles affaires.

La famille Léon avec le chef du Coq Rico à Montmartre spécialisé dans la volaille.

La famille Léon avec le chef du Coq Rico à Montmartre, établissement spécialisé dans la volaille.

Savel travaille une volaille de qualité. Bon sang ne saurait mentir. Jean Léon, père du fondateur était maître-volailler à Brest. Le fils a su écouter les attentes des restaurateurs.

Bien que grand exportateur, le fondateur ne regrette pas l’abandon du Tafta (projet de traité de Libre échange UE/USA). «Surtout à un moment où 40 % des volailles consommées en France sont déjà importées.», on peut comprendre qu’il ne soit pas un grand fana des poulets chlorés USA …

Savel a ses marques comme P’tit Duc pour la GMS ou Jardins de la Loire pour l’export. L’année 2016 a vu le lancement de la marque premium  Jean Léon destiné à la haute gastronomie. Et 2017, devrait voir la naissance de Fermiers Solidaires, une marque collective destinée à mieux associer les éleveurs et de ce fait, mieux garantir une durabilité de la filière dans un contexte agricole français qui n’est pas à l’abri de coups durs.

Le recours à une alimentation non exempte d’OGM sauf pour les gammes supérieures demeure la seule petite ombre au tableau de Savel. Eric Lefeuvre, le nouveau DG venu du monde agro-alimentaire, sera-t-il tenté d’ancrer définitivement Savel dans la vertu alimentaire française l’éloignant de la tentation du vice distillé par Monsanto ?

www.savel.fr

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