Arcade Haussmann

0

Juste derrière la gare Saint-Lazare, voilà une brasserie « bestiaire » mais pas bestiale. L’Arcade Haussmann ne sent pas le rut ou l’ambiance mortifère d’un point d’eau dans le parc du Serengeti où les grands fauves contemplent avec gourmandise les gnous se désaltérer. Ici, ni proies ni prédateurs…

Plutôt une brasserie d’honnêtes gens.  Laurence et Jean-Philippe originaires du Cantal, ont repris en 2014 une affaire de passage qui végétait et ont tissé des liens de cordialité avec des clients souvent devenus des fidèles.

En juin 2017, ils ont injecté une nouvelle jeunesse à leur Arcade Haussmann en imaginant cette verdure et ce bestiaire digne d’une arche de Noé. Ici, nulle morbidité de viandards, les têtes de bêtes en osier n’évoquent pas de trophées pour chasseurs de grands fauves… seulement une vision idéalisée de la savane.

Du coup, ce beau café des Grands Boulevards a retrouvé un allant digne d’un Bel Ami de Maupassant. S’il fait salle comble et terrasse bondée en été, la déco n’est pas seule en cause. Il y a aussi ces assiettes qui répondent aux attentes des clients. Qu’ils aient de petites fringales ou de grandes faims, menus et plats du jour suivent les saisons.


En été, les assiettes sont colorées comme un safari du Douanier Rousseau. La diversité et l’éclectisme sont les lignes forces de la carte. A l’œuf bio poché (7,50€) servi avec des champignons chinois craquants à l’ail répond une gratinée à l’oignon ou un saumon gravlax (12€) en entrées. Les veggies aimant le Massif Central se réconcilieront avec les bistrots avec ce « cantalou vegetarian burger »(18€). En plat du jour, un onglet de veau mariné tombe à point nommé les jours d’été caniculaires.


La carte est l’œuvre de Yannick. Ce chef auvergnat qui a travaillé dans de beaux fourneaux s’y entend pour travailler des produits nobles. Il sait aussi bien rôtir un poulet fermier de Challans que gratiner des coquillettes régressives. Pour l’hiver, il confesse un faible pour les plats en sauce : blanquette et pot-au-feu. Tant mieux pour les frileux du terroir.


Côté vins, une carte souple et musclée qui met en avant chaque mois des indépendants. Mention spéciale en été pour le Mâcon Prissé de Fayères, frais, gourmand et sans traîtrise qui dans un bestiaire digne de la Fontaine, saura vous éviter le rôle du corbeau…

 

L’Arcade Haussmann

82, Boulevard Haussmann, 75008 Paris – Tél. 01 43 87 48 42
Métro Saint-Lazare, ligne 3, ligne 14

6h30-23 h du lundi au vendredi
Week-end de 10 à 22h

 

Partager sur :

Les commentaires sont fermés.