Patrick et Nathalie Aurejac viticulteurs bio de Marcillac

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Pourtant, on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi les Auréjac ne vont pas jusqu’au bout de leur logique et qu’ils ne franchissent pas le pas pour vinifier eux-mêmes leur mansois. La question se posera sans doute en 2012 quand la valorisation bio sera possible.

«Bien sûr que j’aimerais tirer une meilleure valorisation du produit, le litre me rapporte 1,40€ net. Mais j’ai fait mes calculs, avec 15 hectares, je devrais embaucher pour vinifier et finalement le rapport serait le même. Et je ne serai plus dans mes vignes, mais dans un bureau envahi par la paperasse. Nous, on préfère avoir le ciel sous la tête plutôt que de vivre sous un toit !»

Le marcillac, c’est le vin des Aveyronnais avec un cépage identitaire, le fer servadou appelé aussi mansois. Il donne un vin de paysan, au sens noble du terme, plutôt dans le fruit et le charpenté. Il s’accorde parfaitement avec la gastronomie locale à commencer par l’aligot ou la charcuterie du Rouergue. Le marcillac est un vignoble qui revient de loin, le gel de 1956 a failli signer son arrêt de mort mettant à terre les 3/4 des vignes. Ce n’est que durant les années soixante-dix quand les terrasses commencèrent à faire leur apparition, qu’il a relevé la tête.

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60 % de la production provient de la coopérative des Vignerons du Vallon. Forte d’une quarantaine de membres, elle a longtemps sorti des vins un peu rêches, parfois franchement entêtants. Mais le haut de gamme s’améliore avec une politique de la qualité centrée sur des cuvées vinifiées et suivies comme celle du domaine de Cantagrel issue de vignes en conversion bio des Auréjac. Un paradoxe quand on sait que la coopérative viticole de Marcillac est dominée par Unicor, grosse coopérative agroalimentaire omniprésente sur tous les secteurs localement et qui fournit aux paysans du sud-ouest pesticides et herbicides…

Domaine de Cantagrel, cave des Vignerons du Vallon
prix départ cave à 5€

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