Julie Campos, Cave de Tain l’Hermitage

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campos_cavRarement traçabilité dans le vin – du raisin à la bouteille- aura été poussée aussi loin. La mise en place d’un “Cahier du Vigneron” permet de suivre toutes les opérations sur chaque parcelle. Il est lié à un intranet et à un puissant système informatique de cartographie.

Même les mauvais raisins sont mis dans des cuves poubelles de façon à ne prendre aucun risque sur une possible utilisation frauduleuse. Evidemment, ce qui compte avant tout, c’est la qualité du raisin. Selon sa qualité, le prix payé au coopérateur peut varier du simple au double. Ce qui n’empêche pas également le versement d’une prime à l’hectare pour le travail bien fait entre janvier et août. «Grâce à ce travail, les possibilités sont illimitées en termes de qualité» souligne Julie Campos. Mais tout cela ne s’est pas fait du jour au lendemain «Nous avons été à une vitesse raisonnable afin que personne ne soit lâché.»

En dix ans, la Cave de Tain a investi sur la vinification plus de 10 millions d’euros. Cuverie thermorégulée avec décuvage assisté, robots pigeurs, pressoirs pneumatiques… Mais aussi des cuves de bois de 160 hl pour l’élevage des crozes-hermitage. Sans oublier des milliers de barriques de chênes réalisées par les tonnelleries à des chauffes différentes selon la structure tannique recherchée.

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Autre engagement de la Cave, le développement durable. Très loin d’être une posture pour satisfaire au discours ambiant, c’est ici un engagement quotidien qui anticipe l’évolution future de la viticulture. Cela s’est traduit par exemple par la fin du recours aux insecticides ou par une consommation d’eau divisée par 10. Les déchets sont triés et les sous-produits sont recyclés. A commencer par la rafle qui sert de compost.

La Cave de Tain, un bel exemple pour le monde coopératif.
La Cave de Tain fondée en 1933 par Louis Gambert de Loche réunit 340 vignerons. Elle vinifie à elle seule 50 % de la production des AOC des côtes-du-rhône septentrionales (hermitage, crozes hermitage, cornas, saint-joseph, saint-peray). Avec une gamme allant des vins de pays, aux crus – classiques ou de prestige à des prix bien étagés.
La stratégie initiée ces dix dernières années en termes de qualité a visiblement porté ses fruits. Les différentes cuvées de la Cave récoltent médailles et récompenses. Sur le plan financier, la Cave a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 20 millions d’euros en 2008 en croissance de 10%/an depuis 2005.

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