Vague de fond pour une reconnaissance d’état de catastrophe naturelle sanitaire

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Face à un confinement promis à l’allongement, les mesures gouvernementales, -fonds de solidarité aux indépendants, chômage partiel, report des dettes fiscales et sociales, suspension des loyers commerciaux, report du remboursement des crédits etc…- certes bien accueillies ne semblent plus suffisantes pour garantir un redémarrage de l’activité. Tous les observateurs s’attendent à des dépôts de bilan en cascade dans la restauration, secteur économique le plus touché en nombre d’employés.

Le 17 mars, Stéphane Jego, le patron de l’Ami Jean (Paris 7) a  lancé une pétition pour la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle sanitaire. Elle fait un carton. Près de 30 000 signatures en 6 jours. Sans doute aussi parce que son appel ne se réduit pas aux CHR.

«Comme nous, d’autres entreprises telles que les salons de coiffure ou les fleuristes ont été touchées ces derniers mois : gilets jaunes, grèves des transports publics … Et sur le plan des recettes, la situation était déjà plus que délicate avant que ne survienne la crise du Corona que personne n’a vu venir. La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle sanitaire est notre seule lueur d’espoir. Elle permettrait une indemnisation de la perte du chiffre d’affaires avec comme point de départ le 14 mars, jour de l’annonce de la fermeture des commerces non indispensables.» Stéphane Jego.

Depuis son annonce, le chef de l’Ami Jean a été rejoint par les syndicats de la restauration. L’UMIH lui a emboîté le pas le 18 mars. Idem pour les Maîtres-Restaurateurs qui soutiennent la démarche.

«Il faut que cette reconnaissance d’un état de catastrophe naturelle sanitaire soit prise par ordonnance» lance Alain Fontaine, président des Maîtres-Restaurateurs.

En d’autres temps, une telle mesure aurait semblé une utopie quand on connait la force du lobby des assureurs accrochés à la préservation de leur butin ( 230 milliards) comme moules de bouchot à leurs pieux.  Mais nécessité fait loi et il se pourrait bien que les choses changent. Les restaurateurs le savent. Point besoin de s’appeler Léon de Bruxelles pour travailler les moules …

https://www.change.org/p/brunolemaire-sauvons-nos-restaurants-et-producteurs-sauvonsnosrestaurants-coronavirus-catastrophenaturellesanitaire

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