Grand prix de la meilleure baguette 2007

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Pour la meilleure baguette 2007 de Paris,direction le 18ème.

Très fort le sieur Delmontel ! Ce boulanger même pas quadra a vu les baguettes de ses deux boulangeries parisiennes arrivées aux deux premières places du Grand Prix de la meilleure baguette 2007. Par équité, le présidente du Jury, Lyne Cohen-Solal, adjoint au Maire de Paris, n’a conservé que le première place à sa boulangerie de la rue Damrémont. Mais quand même…

Le prix couronne un beau parcours de gars persévérant. Ce fils d’institutrice a quitté l’école pour un CAP de pâtisserie. « J’ai essuyé les quolibets sur le travail manuel, en même temps, il fallait que je m’accroche comme tous les apprentis qui passent dans les grandes maisons. Je ne suis pas un génie, je suis persévérant, du genre entêté à labourer son sillon» Il est notamment passé par la Maison du Chocolat et Mulot, il a également travaillé aux USA.

A force de trimer, il parvient à se mettre à son compte en reprenant en mars 99 une boulangerie de la rue des Martyrs avec deux employés. Cinq ans plus tard, sa boulangerie emploie 15 personnes. En novembre 2004, rebelote, il reprend une boulangerie rue Damrémont, où il applique sa méthode de formation et de management : « Je fais en sorte que mes employés soient contents de venir travailler, que les filles qui vous servent soient jolies et enjouées si possible…»

Mais il n’y a pas que le sourire de la boulangère, il y a aussi et surtout son pain. Pour Arnaud Delmontel, cela implique d’abord le recours une bonne matière première, une bonne eau, du sel de guérande. D’abord une farine sur laquelle on met le prix. La sienne vient de la minoterie Viron à Chartres, connue pour sa baguette Rétrodor et son engagement pour la baguette Tradition.

Parlera-t-on un jour du Delmontel, comme du Poilâne ou du Moisan ? «Pourquoi pas ? La bouteille n’est encore qu’à moitié pleine. Mais un coup de projo comme la meilleure Baguette, pour un bac -3 comme moi, c’est parfait si ça peut donner des idées aux jeunes, ce sera déjà bien ». Belle philosophie dans la France d’aujourd’hui.
Et les bistros? « Il y en a qui n’ont pas encore compris que le bon pain, c’était important. Je ne fournis pour l’instant que ceux autour de chez moi. J’en ai une vingtaine, mais je vais essayer de développer le secteur ».

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