Côtes de Gascogne 2015 : de bons résultats

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L’histoire est connue. Dans les années 80, les viticulteurs de Côtes de Gascogne -dont beaucoup atteints par la baisse des ventes d’armagnac- décident de jouer la carte IGP – à l’époque vins de pays-  en mettant sur le marché des blancs au rapport qualité/prix attractif. Trente ans plus tard, la martingale fonctionne encore à merveille. Les rendements autorisés par le cahier des charges IGP de 90 à 100 hl/ha – plus du double que les AOC –  expliquent en partie les prix amicaux et la réussite commerciale.

85 % des volumes produits côtes de Gascogne sont blancs, tirés de cépages régionaux, colombard, ugni blanc, gros et petit manseng et sauvignon. Les « Gascogne »  jouent sur une gamme étendue de profils aromatiques, du sec vif aux notes citronnées ou exotiques (colombard, ugni, sauvignon) au moelleux bien miellés (gros et petit manseng). Des vins bien travaillés et faciles à boire à la trame bien identifiée qui séduisent notamment dans le nord de l’Europe.

Ainsi, l’export représente 60% des volumes en blancs (360 000 hl)… Et la tendance est à la hausse avec plus 5,5% en volume et 12% en valeurs entre 2014 et 2015. Ce sont les Bataves, suivis des Allemands et des Britanniques qui craquent le plus pour les blancs gascons. A eux trois, ces pays représentent 70% des volumes exportés. Mais les USA ou le Japon commencent à craquer pour le « white gascon »…

En France, c’est un peu moins souriant… La percée dans le CHR réalisée par Tariquet suivie par d’autres producteurs ces 20 dernières années demeure d’actualité. Mais les derniers mois, la consommation a du suivre le déclin d’activité enregistré dans le secteur à la suite des attentats de novembre.  Armin Grassa, fils du fondateur de Tariquet nous a confié s’attendre à un tassement pour la fin 2015 et 2016 sachant qu’avec 4000 clients, le CHR représente la moitié du chiffre d’affaires de l’entreprise.

Sélection de bonnes bouteilles de Côtes de Gascogne 2015

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