Label de Maîtres-restaurateurs et frites fraîches au menu de Frères Blanc  

0

Les frites sont un autre changement symbolique fort que le patron de Frères Blanc tient à faire connaître. Adieu McCain, bonjour la frite fraîche. «Imposer cette idée dans les cuisines n’a pas été simple, reconnaît-il, mais j’ai tenu, même si pour des affaires comme les nôtres, la frite fraîche épluchée en cuisine a un coût. C’est un salarié et demi payé au smic, soit un budget annuel de 45 000 €
Cette stratégie sur le retour au produit doit voir son couronnement avec l’obtention du label de Maîtres Restaurateur de trois affaires du groupe, “la Lorraine”, le “Café Capucine” et le “Petit Zinc”. «Ce n’est que le début du processus.» Mais voilà, le patron de Frères Blanc assure que sa stratégie qui pour l’instant entraîne des dépenses a évidemment le soutien des actionnaires. D’autant que selon lui, la vente de la chaîne Chez Clément, a permis de baisser l’endettement du groupe qui ne serait plus, à en croire ses propo,s que d’une vingtaine de millions d’euros.

cuisine-lorraine« Je suis un aubergiste, j’aime faire plaisir à mes clients. Je veux prouver qu’on peut à la fois faire de la cuisine maison et être rentable.» D’où la question, cette politique de revalorisation des belles adresses de Frères Blanc est-elle le prélude à une vente à la découpe ? Pour Pascal Brun, c’est tout le contraire. «Je ne suis pas là pour remonter la valeur des affaires pour qu’on les vende une par une. Conserver le Groupe Frères Blanc, le valoriser, ça a du sens pour tout le monde, pour l’entreprise et les hommes. Et je peux vous assurer que les actionnaires sont en phase avec cette stratégie.» Soit. Mais la réalité économique montre que chaque jour ces derniers ont du mal à résister aux sirènes des plus-values à fortiori quand leur groupe est endetté. L’avenir dira quel sort la Caisse des Dépôts réservera à Frères Blanc…

1 2
Partager sur :

Les commentaires sont fermés.