La crème fouettée au sperme était un fake…

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 A Annecy, Jacques  DeNoiret, le Chef d’un restaurant 3 étoiles Michelin baptisé le Gallion,  aurait réalisé pendant des années une crème fouettée unique qui ralliait les gourmets de la planète pour sa saveur unique. Il avait un ingrédient secret … Quelques gouttes de sperme quotidiennement fournies par un personnel dévoué… 

Cette histoire, datée de janvier dernier, se lit avec délectation sur des sites anglo-saxons d’informations aussi « crédibles » que breakingthenews ou worldnewsdailyreport ( qui précise sous son titre que “les faits ne comptent pas”). Elle est abondamment partagée par des gourmets anglo-saxons horrifiés. 

Le dessert magique aurait pu continuer à ravir les fins palais pendant de nombreuses années si 37 clients, nous dit l’article, n’avaient contracté l’herpès après ingestion de la fameuse crème. « L’un des membres de l’équipe nous avait caché qu’il avait de l’herpès et la syphilis, il a été licencié pour ses mensonges » aurait déclaré le chef. « Chaque jour nous devions éjaculer dans une tasse, A la fin de la semaine, on recevait une prime…» aurait précisé, de son côté, un membre de l’équipe. Belle illustration d’un circuit direct producteur-restaurateur.

Le chef a présenté des excuses publiques à ceux qui avaient contracté l’herpès génital et peut-être la syphilis” mais il serait revenu sur «le tabou sur le sperme le décrivant comme un “ingrédient culinaire extraordinaire” qui a “beaucoup à offrir à une cuisine moderne avec ses arômes atypiques et sa saveur unique”.

Que sont devenus Jacques DeNoiret et son Gallion ? L’article ne le précise pas. Et nulle trace de lui sur l’internet français ni sur le Guide Rouge… A-t-il été englouti sous un raz-de-marée séminal ? Hélas, l’histoire de cette recette est trop belle. Il s’agit d’un “fake”, un beau mensonge destiné à faire frémir les anglo-saxons et à fissurer l’image de la grande cuisine française. Avouons qu’il est magistral car cette crème fouettée au sperme a pour eux quelque chose de bien plus exotique et rebutant que l’andouillette ou les cuisses de grenouilles qu’abhorrent en général les Anglo-saxons. Son auteur, qu’il soit geek à Moscou ou à Pyongyang, a une imagination digne d’un Frédéric Dard. Il donnera peut-être des idées à des jeunes chefs audacieux … en les poussant à la prudence sanitaire. 

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