Coupe du Meilleur Pot ou Bouteille d’Or, les deux “trophées bistrologiques” de Paname…

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Disons que les deux récompenses d’une  façon  générale mettent en avant des bistros qui le  méritent le plus souvent. A la Bouteille d’Or, on revendique une plus grande démocratie et un vrai débat entre les 25 membres du jury dans le choix du lauréat.

Remise de la Coupe du Meilleur Pot 2003 à Christophe Journiac de l'Auvergne à Paris

Remise de la Coupe du Meilleur Pot 2003 à Christophe Journiac de l’Auvergne à Paris

Disons aussi que malheureusement  le trophée décroché génère  parfois une augmentation des prix des verres. Et qu’à ce titre, on peut aussi regretter  que les deux récompenses ne mettent pas en avant comme  critère de sélection plus affiché une  certaine modération des prix du ballon….

Je vous parle d’un temps…
La Coupe du Meilleur Pot vient aussi d’un temps où le bistrot mettait lui-même son vin en bouteilles. Il commandait ses mercuriales, ses foudres, et procédait lui-même à ses assemblages, signant du coup son vin.

Rarissimes sont encore ceux qui mettent leurs vins en bouteilles.  Qui a encore le temps et les moyens de s’offrir de telles opérations de manutentions ? Et puis les bistrots se sont rendu compte que les vignerons ne leur livraient pas toujours les produits des vendanges.

Des critiques légitimes…

De fait, les deux trophées essuient légitimement leurs lots de critiques. On reproche à la Coupe du Meilleur Pot d’être trop liée au monde du Beaujolais, trop assise sur sa notabilité négligeant le débat démocratique pour ses critères de choix.

Pour la Bouteille d’Or, elle serait sur-représentée par des Aveyronnais d’origine et compterait des bistros ne mettant pas tous en avant des vignerons indépendants. «Ne faudrait-il pas inventer le “Cubi d’Or” déclare ainsi sur le ton de la galéjade Jean-Paul Azémar, patron du Bistro Saint-Antoine, car j’ai déjà vu des bistros Bouteille d’Or qui servaient du vin tiré d’un cubi…»

Quoiqu’il en soit les brouilles d’hier entre Académie Rabelais et Tradition du Vin seraient en voie d’apaisement entre les deux coupes. Michel Piot et Jean Lapoujade, en gentlemen bien conscients que le vrai bistro qu’ils chérissent est une denrée rare, ont ainsi pris des mesures, afin d‘éviter qu’un même établissement ne soit présenté par les deux institutions
«Si un établissement est présélectionné par les deux associations, son patron aura tout loisir de choisir entre Bouteille d’Or ou Coupe du Meilleur pot.» explique-t-on.

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