Wepler, un prix qui a 20 ans, pour une brasserie née voilà 200 ans….

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La somptueuse affiche de Christian Lacroix le laissait présager. Pour son 20e anniversaire, le Prix Wepler a marqué les esprits. D’abord, par un concert impromptu de  Dani qui, de sa voix suave et rauque, a fait flotter entre les piliers de la brasserie une sorte de mélancolie de « blues girl », agitant le passé « comme un boomerang »…

 

La « Libraire des Abbesses », Marie-Rose Guarnieri, fondatrice de ce prix hors normes et son jury hétéroclite, rassemblant notamment une factrice comme une détenue à une longue peine, ont une fois de plus récompensé l’audace. Ils ont attribué le prix Wepler 2017 à Guillaume Poix pour Les Fils conducteurs (Collection Verticales, Gallimard). L’auteur situe son action dans une décharge du Ghana où les gamins dépiautent nos rebuts électroniques et sont prêts à tout pour améliorer l’ordinaire quitte à vendre leurs corps …

La mention spéciale du jury du Prix Wepler a salué le travail de Gaël Octavia  pour La fin de mame Baby (Gallimard), destin croisé de quatre femmes au cœur d’un quartier imaginaire.

Le gâteau des 20 ans du Prix Wepler-Fondation de la Poste avec Marie-Rose Guarniéri et Michel Bessières.

Quant à Michel Bessières, il a officié une dernière fois en maître des lieux puisque le Wepler a été vendu au groupe familial aveyronnais Joulie qui collectionne les belles adresses (Chartier, L’Européen, Sébillon …)

Michel Bessières a révélé que le Wepler avait 200 ans. La Brasserie n’a pas été en effet fondée,  comme on l’a longtemps cru,  par un Alsacien arrivé comme d’autres compatriotes au lendemain de la guerre de 1870 mais par un marchand de vin Bavarois, Konrad Wepler,  qui a crée une affaire à son nom en 1818 … sur les ruines fumantes du Premier Empire. Ce qui ajoute à la riche saga du Wepler d’avoir été la seule conquête allemande de Paris aussi pacifique que pérenne.

Un livre sur l’histoire de la brasserie Wepler devrait paraître d’ici la fin de l’année.

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