Le Café Procope : un café historique

0

Café révolutionnaire puis café romantique
Pas étonnant alors qu’après le passage des philosophes des Lumières, l’histoire du Procope soit intimement liée à l’histoire de la Révolution Française.

Quelques années plus tard c’est ici que s’échangent les idées révolutionnaires. Robespierre, Danton, Camille Desmoulins, Marat qui habite au numéro 16 de la même rue s’y réunissent et les idées qui feront tomber la monarchie voient le jour.

L’imprimerie où Marat édite l’Ami du Peuple se trouve juste derrière le café dans le passage du commerce saint-André. Repaire des Jacobins durant la Révolution, c’est du Procope, dit-on, qu’aurait été décidée l’attaque des Tuileries en juin 1792. C’est également ici que serait apparu le premier bonnet rouge révolutionnaire. Incroyable mais vrai, au numéro 21 de la rue des Fossés St Germain habite le fameux docteur Guillotin. Bonaparte y aurait laissé quant à lui son chapeau en gage.

procope-esc

Le Procope bien des années plus tard devient le repaire des romantiques. On y voit George Sand et Alfred de Musset, Gustave Planche, Vermorel. Mais aussi Balzac, Hugo, Théophile Gautier.
Le Café Procope durant trois siècles a toujours maintenu sa vocation de café littéraire en accueillant également Verlaine, Anatole France ou Huysmans, Daudet et Oscar Wilde. Curieusement le Procope fut boudé par les existentialistes de Saint-Germain des Prés.

Gérard de Nerval dans les Illuminés, les confidences de Nicolas, relate comme le héros Nicolas (Rétif de la Bretonne) qui admire Melle Guéant décide un jour de la voir de plus près à la sortie donc de la Comédie Française située à côté du Procope :

“Il alla se planter à la sortie des acteurs qui correspondait au carrefour de Buci. La petite porte était encombrée de laquais, de porteurs de chaises, de soupirants malheureux qui, comme Nicolas, brûlaient d’un feu pudique pour telle ou telle de ces demoiselles. C’étaient généralement des courtauds de boutique, des étudiants ou des poètes honteux échappés du café Procope, où ils avaient écrit pendant l’entracte un madrigal ou un sonnet …”.

Lire aussi “Café, glaces et limonade”

1 2
Partager sur :

Les commentaires sont fermés.