Les Chinois et les bistrots à Paris

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2 – Tontines et bistrots

Les systèmes d’entraides familiaux et communautaires des Aveyronnais ont été démultipliés par les Chinois avec les fameuses tontines, systèmes financiers occultes pour le néophyte ou pour Bercy.

Un système codifié et complexe de financement à plusieurs dans lequel l’on réinvestit l’argent gagné sur telle affaire dans une autre affaire en aidant ainsi un entrepreneur (ou une famille), à réunir le capital ou en lui apportant une caution –parfois en liquide.

La tontine existait aussi avec les Aveyronnais et associait bistros et fournisseurs, mais des affaires mémorables de détournement et d’abus de confiance expliquent qu’on y recours de moins en moins aujourd’hui. Il n’en va pas de même chez les Chinois -qui ont sophistiqué les tontines au plus haut point.

La peur de ne pas rembourser et de perdre la face – concept cardinal chinois- devant sa communauté constitue aussi un puissant stimuli à la réussite.
Dans ce système, on trouve comme capitaux les bénéfices non déclarés de certains restaurateurs qui sont renvoyés en Chine avant d’être rapatriés en France par des virements de banques chinoises moins regardantes sur l’origine des fonds que le Crédit Agricole et consorts.

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Pour les immigrés de certaines provinces du Sud de la Chine d’aujourd’hui, ce n’est plus seulement les Tontines qui génèrent les capitaux. C’est aussi, soupçonne-t-on du côté des RG, l’argent du recyclage d’un business chinois mondialisé. Recyclage de sommes folles – par exemple les 15000 € payés aux passeurs, ou fruits d’autres trafics, contrefaçons, drogue. Les célèbres triades qui contrôlent des réseaux entiers de chaînes de restaurants et de traiteurs de Shanghai à Paris. Périodiquement, les faits divers nous rappellent que les meurtres, disparitions, séquestrations, tortures entre Chinois existent aussi en Ile-de-France.

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