Demande d’IGP pour les porcs du Sud-Ouest

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Quand le maïs du Sud-Ouest pompe jusqu’à 85 % de la ressource aquatique.

Extraits du rapport du Conseil d’Etat de juillet 2010 “L’eau et son Droit”

“La surface irriguée a été multipliée par trois entre 1970 et 2000 pour atteindre entre 1,5 et 1,8 million d’hectares, soit un peu moins de 6 % de la surface agricole utile (SAU). Trois cultures représentent les deux tiers de la surface irriguée : le maïs-grain et semence (50 % du total, …

La culture irriguée est également très concentrée au plan géographique (18 % pour l’Aquitaine, 17 % pour Midi-Pyrénées, 13 % pour le Centre, 9 % pour les Pays de la Loire, 7 % pour Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur).”

“La culture irriguée, spécialement celle du maïs, pose un problème dans la mesure où 80 % de ces prélèvements ont lieu durant l’été, période d’étiage des cours d’eau. Durant les années sèches, les volumes consommés par l’agriculture irriguée, qui se montent en moyenne à 79 %, peuvent en effet atteindre 85 % et même 95 % dans certains bassins versants où l’irrigation occupe une grande place”.

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L’élevage bovin, porcin ou aviaire est également une activité fortement consommatrice d’eau, à la fois pour l’alimentation du bétail et l’élimination des effluents. La consommation d’eau par l’élevage connaît également un pic durant l’été en cas de sécheresse.

“Jusqu’à sa réforme en 2003, … la PAC a contribué à l’extension des surfaces irriguées …Cela a encouragé un système de production intensif préjudiciable pour l’environnement”. L’incitation à l’irrigation demeure dans la mesure où la France a maintenu après 2006 un couplage partiel (à hauteur de 25 %) entre aides et facteurs de production pour les céréales, oléagineux et protéagineux (COP). Selon Guillemette Buisson, “le découplage total des aides aboutirait à une diminution de plus de 10 % de la surface irriguée (les surfaces irriguées en maïs baisseraient de 15 %, contribuant à hauteur de 72 % à la baisse totale des surfaces irriguées), cette baisse affectant surtout les régions du Sud-Ouest (D 23 % pour Midi-Pyrénées, – 14 % pour Poitou-Charentes et – 8,5 % pour l’Aquitaine, ces trois régions d’irrigation récente assurant les trois quarts de la baisse), et de 7,5 % de l’eau consommée. En d’autres termes, il est possible d’alléger sensiblement, dans les régions frappées par la sécheresse et les plus conflictuelles en termes de répartition de l’usage des eaux, la pression des consommations d’eau pour l’irrigation en réduisant l’incitation à la culture irriguée du maïs. Le découplage total des aides et la suppression des incitations à l’irrigation pourraient donc apporter une solution aux pénuries d’eau durant l’été”.

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