Fabrice Rieu, vigneron des altitudes

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En Roussillon, face à la récurrence des canicules qui grillent les vignes, certains songent à de nouveaux cépages résistants. D’autres ne voient le salut que dans les hauteurs. Ainsi en va-t-il de Fabrice Rieu, vigneron roussillonnais. «J’en ai pris conscience en 2003. Je venais de lancer mon affaire, je me suis retrouvé avec des vins à 17°» explique le fondateur d’Albera– avec son frère Alexandre- , une maison de négoce basée à Argelès-sur-Mer, baptisée en référence à la chaîne de montagnes catalanes des Albers. Altitude et amplitude (des températures) sont les deux mots clés qui le guident. Ce n’est pas un hasard s’il a baptisé sa gamme de vins Vignes d’Altitude.

En 2008, Fabrice Rieu commence à acquérir des parcelles de vignes situées entre 450 et 700 m sur un plateau dominant la vallée du Têt à proximité du village de Tarerach. «Je croyais connaître le Roussillon je suis passé des années à côté de ces vignes sans même imaginer leur existence. » Au fil des ans, il a acquis 27 ha et passé des accords d’approvisionnement avec la coopérative locale des Terres Romanes. Certaines parcelles sont plantées de vieux et parfois rares cépages tel le carignan gris autrefois prisé par les vignerons car tardif. Même en août, ces arpents de vignes du bout du monde dominés par un Canigou bienveillant demeurent balayés d’air quand la chape de chaleur immobilise plaine et littoral.

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