L’union sacrée entre patrons de cafés et fournisseurs

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Les circuits de distribution de la « limonade » ont énormément changé. « Avant, toutes les marques, de Dubonnet à Perrier, avaient un représentant. Ricard se payait même le luxe d’en avoir deux par arrondissement.

« Tous se battaient, pour nous refiler des parasols ou des verres, des cendriers et tout le toutim », confie un patron de café.
Aujourd’hui, les circuits de distribution se sont rationalisés sous l’effet de la concentration du secteur des alcools et de la montée en puissance des grands distributeurs. Et puis, il y a cette sorte d’Union sacrée entre les limonadiers eux-mêmes et leurs fournisseurs dont les plus grands d’entre eux sont aussi Aveyronnais. A commencer par la maison Richard dont le nom s’affiche fièrement sur les camions verts qui viennent vendre le café. Mais il y a aussi le Cantalou Tafanel.

Il pourra aussi mettre à sa disposition gratuitement des appareils à pression de bière ou des machines à cafés – des cadeaux pouvant atteindre 40 000 francs – ce qui allègera singulièrement l’investissement de départ. Si, comme prévu, le repreneur se retrouve à la hauteur de la tâche, tout le monde sera alors gagnant. Le nouveau patron comme le courtier fournisseur qui aura là un obligé et continuera à se fournir auprès de lui.

Ces distributeurs jouent un rôle significatif dans la réussite des patrons de café.
Leurs courtiers connaissent parfaitement leur secteur et agissent activement lorsqu’ils entendent parler d’une affaire à vendre pour trouver le bon repreneur. Si c’est un homme digne de confiance, le distributeur n’hésitera pas à l’aider financièrement, se porter caution ou encore lui accorder des crédits fournisseurs très longs.

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