Plaimont fête ses 40 ans

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Plaimont fête ses 40 ans. Peu de coopératives peuvent se prévaloir d’un tel parcours. Dans les années 70, le Gers était sur le plan agricole une région exsangue. Et l’Armagnac en plein marasme. Avec André Dubosc, un petit groupe de vignerons en a eu assez de produire de mauvais vins. Les trois caves de Plaisance, Aignan et Saint-Mont se sont alors regroupées pour créer Plaimont en 1978. Soit la même année que la création du festival de jazz de Marciac qui a également connu un belle destinée.

Aujourd’hui, la coopérative – CA 2017 de 73 millions € , un record ! – fait vivre 800 familles et 200 salariés. Elle travaille sur les appellations de Saint-Mont ( 98% de l’appellation), Madiran, Pacherenc du Vic-Bilh et bien sûr l’IGP Côtes de Gascogne qui représente 60% de l’activité. Le CHR représente en France un quart des ventes de Plaimont. A ce sujet, Olivier Bourdet-Pees, son DG explique en substance que ne pas avoir de Gascogne sur la carte d’un restaurant ou d’un bistrot lui semble une erreur… L’effet d’une petite bouffée d’orgueil qui mettra à mal l’individualisme de certains patrons pas toujours fanas des blancs gascons…

 

Il existe bien des groupes coopératifs agroalimentaires, dans le maïs notamment, où les agriculteurs, non seulement ne maîtrisent pas leur destin mais de plus constatent une chute de leurs revenus inversement proportionnels à ceux de leur encadrement supérieur. A contrario, Plaimont donne l’image vertueuse d’un système où tout le monde semble avancer de concert. «C’est le modèle coopératif qui nous a permis de nous en sortir ! » assure Olivier Bourdet-Pees. Selon lui, l’un des facteurs de réussite réside dans l’obligation pour les coopérateurs d’aller au contact de leurs clients. Autant pour expliquer leur travail que pour sentir leurs attentes. Un sacré investissement en temps, puisque cela représente deux  jours obligatoires pour 1 ha en AOC et un jour pour 1 ha en IGP. Soit pour certains viticulteurs jusqu’à 60 jours « consacrés » à la coopérative chaque année, par exemple dans des animations en grande surface. Une autre explication plus conjoncturelle du bon chiffre 2017 tient aussi au gel de 2016 qui a frappé d’autres vignobles concurrents … A commencer par la Loire.

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