Quel avenir pour les liquoreux du bordelais ? 

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Les Sweet Bordeaux n’ont pas trouvé leur cible. Créé en 2009 pour enrayer le déclin des liquoreux bordelais (sauternes, cadillac, loupiac…), – à peine 2% de la production du vignoble- le concept n’a pas fait mouche et devrait disparaître.

La consommation des liquoreux bordelais -à dominante de sémillon- n’a pas reprise. Elle est restée stable et cantonnée aux registres traditionnels du déjeuner dominical par exemple. Et ce malgré l’attirail mis en place avec les Sweet Bordeaux : réseaux sociaux, soirée dans les bars branchés avec des verres pas trop onéreux, événements à destination des consommateurs plus jeunes. C’est d’autant plus dommage pour les 11 appellations que bien des cuvées demeurent malgré leurs sucres résiduels des miracles de fraîcheur et de complexité.Et qu’elles  épaulent parfaitement de cuisines asiatiques relevées.

 

Triste paradoxe. Cet échec du marketing bachique intervient alors que le sucre industriel a envahi toutes les préparations – même salées- sécrétant son cortège d’addictions. Pas sûr que la consommation quotidienne d’un smoothie de McDo soit meilleure sur le plan de la santé qu’un petit verre de Sauternes ?

Quel avenir alors pour les liquoreux du bordelais ? La question tarabuste les professionnels de bordeaux. En avril une étude devrait sortir sur le profil des produits, suivie en octobre d’un autre document centré sur l’usages de ces vins. Avant la définition d’une nouvelle stratégie des liquoreux du bordelais en 2019.

 

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