BISTROS ET BARS A VIN
>> Paris et ses vignes
Histoires des vignobles en Ile de France
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En 1789, peut-on lire dans l'Histoire
de Paris de Alfred Fierro "les
départements nouvellement créés de Seine
et Seine et Oise possèdent
25000 hectares de vignobles pouvant atteindre des rendements
de 150hl à l'hectare". Les côteaux
des vallées
de la Seine, de la Marne et de l'Oise produisaient sur 45000
hectares un vin appelait le "vin français".
les vins français les plus esitmés étaient
ceux de Vanves, Suresnes, Meudon, Clamart, Chaillot, Argenteuil,
Suresnes.
Le vin produit localement est nerveux et correspond
parfaitement au goût du jour. Issu d'un vignoble considérable,
le vin d’Issy les Moulineaux est notamment très
apprécié des Parisiens. Le vin de Meudon, lui,
est issu d'un savoir-faire entretenu par de véritables
dynasties vigneronnes.
La production de Chaville, Meudon, Issy et Vanves atteint vraisemblablement son
maximum à la fin de l'Ancien Régime.
A côté de la production monastique
ou vivrière, une production commerciale se développe
rapidement à Paris et dans les territoires limitrophes.
Le vin devient au XIX° alors la boisson quotidienne de la population.
Epicé,
il se boit coupé d'eau.
A Paris et aux alentours, on produisait le
guinguet, un petit vin qui faisait tourner les têtes
les valseurs du dimanche sur les bords de Marne.
Il faut en effet étancher la soif de
Paris qui croît
prodigieusement. Dans son livre "les consommations de
Paris", Armand Husson signale que "Paris est
le principal débouché de toute la viticulture
française et que le vin constitue la part essentielle
des droits d'octroi". Toujours selon Armand Husson,
en 1854 la capitale compte "4408 marchands de vin
et en 1872 Paris dans ses frontières d'aujourd'hui compte
11346 débits de boissons. La consommation des parisiens
avoisine alors 4 millions d'hectolitres soit près de
60 litres par habitant et par an". !
Cependant l'arrivée des vins languedociens
grâce
au chemin de fer et le phylloxéra vers 1880 portent
un coup sévère à la
production parisienne et d'Ile de France au XIX° siècle.
Ll'industrialisation et l'urbanisation
des communes limitrophes de Paris précipitent le déclin
du vignoble. La viticulture en concerne plus que 6000 hectares
autour de Paris en 1880 contre 25000 hectares au début XIX°.
La production de vin devient anecdotique. Les
quelques vignobles encore en vie servent à la production
et consommation domestique. A la veille de la Seconde Guerre
Mondiale, les derniers ceps de vigne sont arrachés à Meudon.
La vigne semble alors appartenir au passé.
Aujourd'hui, grâce à des passionnés
la viticulture renaît dans les communes limitrophes de
Paris.
On connaissait le vin de Montmartre. On découvre aujourd'hui le vin de Suresnes,
celui de Rosny sous Bois qui avec sa vigne forte de 1200 pieds de chardonnay
et de sauvignon a donné en 2004 204 bouteille.
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